Né d’aucune Femme, de Franck Buysse ; éditions La manufacture de livres, janvier 2019

par Marie-France Bereni Canazzi

Une année de lecture qui commence bien car ce roman, choisi parce que le nom de Franck Bouysse est garantie de qualité et parce que la photo de couverture est superbe, ne m’a pas déçue, au contraire !

C’est un roman qu’on ne lâche pas , dont on relit paragraphes et pages émerveillé. Un style qui rend chaque moment unique : qu’un enfant de 5 ans soit presque sous les sabots d’un cheval fougueux, qu’on assiste de loin avec l’enfant à la transaction d’un père qui vend sa fille, qu’un homme touchant avoue sa lâcheté, qu’un prêtre s’impose quand il le faut, tout nous tient en haleine, tellement les mots sont à la fois durs, simples et délicats. Difficile de traduire ce qui fait le charme de cette écriture, il vaut mieux en donner un extrait :

Quant à l’histoire, pour vous en dire un mot, c’est celle de la petite Rose, jeune paysanne d’une fratrie de 3 soeurs, qui est vendue par son père, dans le besoin et dépassé, à un homme répugnant à tous les sens du terme, le maître des forges … Déjà, je vous devine, avec un tel écho, votre imagination court…Oui et on ne peut tout imaginer !

Le fil conducteur, c’est le prêtre qui va découvrir les carnets de Rose et qui à sa façon lui rend justice en fin de roman .

Mais pour savoir ce qu’il y a dans les cahiers de Rose et comment Franck Bouysse nous donne une leçon d’écriture, lisez vite Né d’aucune femme !

——————————————————————————————————————–Extrait :

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