Personne n’a peur des gens qui sourient , Véronique Ovaldé, Flammarion 2019,

par P. Alibertini

Un roman lu rapidement qui nous fait traverser un pan de France et nous arrêter, un peu angoissés , dans une petite maison cachée au coeur de la forêt d’Alsace. Une maman et ses deux filles qui ressemblent beaucoup aux nôtres doivent se cacher, se terrer, c’est du moins ce que le lecteur en déduit. Gloria Marcaggi, c’est son nom de jeune fille, fuit surtout un homme très rusé, habile orateur, un homme à combines , l’avocat Santini et nous le craignons aussi, sans trop savoir pourquoi.

L’histoire de Gloria , employée dans le bar de son second papa, Giovannangeli, ami de son père disparu trop tôt et la laissant à la tête d’une belle petite fortune, n’a rien de très originale : elle n’est pas une élève modèle, n’a pas une grande ambition, est assez passive. Elle se contente de ce qui lui parait le plus simple, le moins engageant. Sa rencontre avec celui qu’elle aimera, Samuel, ne la change pas vraiment…Elle revient sur cette rencontre, sur leur vie, leur bonheur, les enfants, l’instabilité professionnelle de Samuel puis ses choix…Samuel mort, l’oncle Gio invalide, que craint-elle ? Pourquoi a t-elle arraché ses enfants à la ville, à leurs amis, à l’école ?
Qu’est-ce qui lui garantira sa paix , leur paix ?

C’est un drame psychologique plutôt bien mené : et si Gloria était un personnage plus complexe qu’il n’y parait ? La fin est bluffante, loin de ce que j’imaginais.

C’est un roman bien de notre temps, au suspense ménagé et efficace. Je le conseille

Flammarion 2019, 268 pages, 19 euros

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