trace poétique

Vladimir Vladimirovitch Maïakovski – Владимир Владимирович Маяковский

A Pleine voix


Endroit propice où je n’étais jamais venu avant.

J’examine les lieux.
ainsi
ce poli bien léché,
c’est donc cela le ciel que l’on nous vante.

Nous verrons, nous verrons !

Ça étincelle,
ça scintille,
ça brille
et
cela bruit —
un nuage
ou bien
des esprits
qui glissent sans bruit.

« Si une belle jure un amour fidèle …  »

Ici,
au firmament du ciel,
entendre la musique de Verdi ?
Par le jour d’un nuage,
je jette un œil —
les anges chantent.
Les anges vivent dignes,
fort dignes.


L’un d’eux se détache
et rompt aimablement
son silence somnolent :
« Alors,
Vladimir Vladimirovitch,
l’infini vous plaît-il ? »
Et moi de répondre aussi aimablement :
« Charmant, cet infini.
C’est un ravissement ! « 

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