Thomas B Reverdy, Les évaporés, Flammarion,2013

par Lucienne Moracchini

Au Japon, lorsqu’on veut changer de vie , on s’éclipse ; c’est le droit à l’esquive, à l’évaporation. Le narrateur Richard B. aime toujours son ex, Yukiko, avec qui il a vécu et quand elle lui demande de la suivre au japon où son père, m Kaze, est devenu l’un de ces disparus, un Johatsu, elle compte sur son soutien, ses compétences de détective et son goût pour elle.

Il quitte l’Amérique, se retrouve dans sa famille où la mère ne comprend pas. On part parce qu’on veut reprendre sa vie en main, parce qu’on aime ailleurs, parce qu’on veut sauver sa peau (la mafia japonaise est terrible) ou pour protéger les siens. On peut aussi partir avec la caisse de son entreprise ou pour éviter la prison, le déshonneur…Que s’est- il passé dans la vie de
Kaze pour que du jour au lendemain il plaque tout ? L’enquête, c’en est une, nous amène très loin sur la piste des Yakusas, dans la vie des quartiers, dans le Japon moderne.

C’est aussi une histoire d’amour, le poète rêveur détective est attachant avec ses airs d’éternel adolescent. J’ai lu avec grand plaisir ce roman dépaysant, qui sait sous couvert de fiction nous plonger de façon indirecte dans ce qui
reste pour nous une civilisation mystérieuse.

réédition, 1e édition décembre 2014

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