Comment Michelus de Blanquardo fut envoyé sur TFunus pour récupérer les belles copies

Actualité , bac 2019.

Alors que les professeurs du pays de Ponocrates retiennent les copies du Baccalauréatus, Michelus de Blanquardo est chargé sur TFunus de ramener les enseignants à la raison. Voici son allocution : 

euh… euh… euh… Mna dies voleurs euh… Mna dies à vobis voleurs, preneurs in otago enfantus de la republicae salut !

Ce ne serait que bon que vous nous rendissiez nos copies, car elles nous font bien besoin. euh… euh… euh… nous en avions bien autrefois refusé de bon argent de tricheurs de Dijon et Nice, nous avions même refusé la somme de ceux de Bordeaux en Brie, qui les voulaient acheter pour la substantifique qualité de leur rédaction élémentaire, que est magnifiée en beauté de leur nature textoscripturale par les inspecteurs externalisant les halots de leur esprit docte. Gentils soiiez rendez ici auprès. Allez, sans copie nous perdons tout et sens et loi. Si vous nous les rendez à ma requête, vous gagnerez six mois d’enfermement, et un bon de coup de fouet rectoral, qui fera grand bien à vos carrières, et par Jupiter nous vous tiendrons promesse. Ho par Jupiter domine, un coup de fouet est bon. Et vir Jupiter non in desarccordo est. Ha, ha, Il n’a pas prison qui veut. Je le sais bien ! J’ai avisé Jupiter de cela, dix huit jours que je suis à républicaniser cette belle harangue. Rendons à Jupiteris ce qui est à Jupiter, et à nos gossis ce qui est à nos gosses. Copias, copias, copias !

Par la foi jupétierienne, si vous voulez réunioner avec moi, in camera ministeria du corpus educatione nationalis, baccalaureatus sera vraiment bonus. Nous tuerons professorus, et copies seront bonnas : car sans professorus pas de malus bulletinus. Amen.

Syndicatus nationalus, donnez nobis copias nostras ipristo risquo ! Tenez de par la main élyséenne in mêmus tempus menace élogieuse et élogieuse menace que vous nous baillez nos copies pour que dans cachot soiez récompensé et que métier in difficulto exercé en bon docte vous continuassiez dans grande condition de misère. Nous vous réévaluerons au pro rateau pro vobis de nos comptes tenus par Bercius persevere maleficum. Si pardonus voletis, nous accorderabimus in totalo gratuito manus in vos gueulo tout commus vous avetis accepté de lavorer in gratuito durant votre grevis.

Ô voleur de copias, utinam ! Nos copias… Nos copias, sans elles, plus personne ne vit. Les juments ne circulent plus, les églises sont désertées, les charrettes sont arrêtées, les artisans sont désemparés, les vols reprennent dans les rues, les femmes n’osent plus sortir, les enfants craignent pour leur avenir, et moi-même, dans mon bureau, de commissionus de crisis en commissionus de crisis, moltus inquietus sum pour la Republicae ! Et je dois vous dire qu’avant d’arguer brillamment in larmo larmonare des copias contre pilleurs comme vous, Ego sur le sol comme Achilles m’adressais aux dieux pour que vous rapportiez le précieux butin.

Hu… hu… hu… Ainsi vous me les devez bailler ! Pitias !

Omnia copia copiabilis in copio copiare copiando copians copiantivo facit copia copiabiter copiantes. Professurus habet les copias, reddite les copias ! COPIAS ! In culo pedes de la gardus republicana per vobis ! C’est strictement écrit in tertio articulo du Codus de la Civile république ou ailleurs tout aussi sérieux. Par mon âme, j’ai bien argué dans la télévisuelle et la radiophonique. Mais je ne parle plus !  Et dorénavant demande que belles copies, bonnes notes, bon niveau, bonne école soient rétablis in seculo secolorum.

Allez, je vous prie au nom de Jupiter des enfants et du saint Rectorat : rendez nos copies ; que CRS vous garde à vue, et que Notre Dame de Sécu qui regnat per omnium regimum de mutuelle, vous garde l’oeil poché et le foie saigné. Amen.

Verité des veritatis, nul dubio, nous attendemus les copias demain matinus dans rectorat, et vous savez que rectorat sans copie est comme zadus sans expulsion, gilas jaunus sans Lbédus, Bercius sans impôt. Jusqu’à ce que nous les ayez rendues nous ne cesserons de crier après vous, comme un zadiste qui n’a pas perdu sa maison, de brailler, comme un Gilas jaunus qui n’a pas perdu d’oeil par un Lbédus, et de bramer, comme Bercius réclamant ses impôts.

Depuis le quartier latiniste, près du Ministorat jupitérien, nous vous ferons hérétiques selon l’autorité républicaine de la républicae in perilo de ses professorus qui prennent en otage les copias et menacent de les tailler à coups de bicus pourprus ! NOS BELLAS COPIAS ! Rendez-nous les copias !

Copias la Républicae, copias la Ponocrates

 

  • Parodie de Rabelais, Chapitre XIX, « La harangue de maître Janotus de Bragmardo faite à Gargantua pour recouvrer les cloches », dans Gargantua, Paris, Gallimard, coll. « Folio classique », édition de Mireille Huchon, 2017.

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