Juste avant l'Oubli – Alice Zeniter – Flammarion/Albin Michel – 287 pages   

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Un roman de moins de 300 pages, très intéressant et agréable, comme on les aime : Alice Zeniter , Juste avant l’oubli (Albin Michel/Flammarion) Paru en 2015, estampillé « rentrée littéraire » sur le bandeau attirant , une jeune femme se baignant dans une eau qui m’a paru si froide et au dos, la photo du visage ouvert, lumineux, du jeune auteur, 29 ans. C’est son 3e roman, mais ce nom ne me disait rien ! Il parait qu’on doit avoir lu aussi « Sombre dimanche », d’elle, je ne vais pas m’en priver. C’est un roman d’amour mais pas que; c’est aussi un roman qui donne à voir des universitaires et qui dit la passion des études et surtout de la littérature. Enfin c’est un polar au bon sens du terme, un livre qu’on lit en se demandant quel cadavre on va déterrer ! Franck, le narrateur, a rejoint Emilie sur une île près de l’Ecosse : cette fois, c’est à elle, la jeune doctorante qui se passionne pour les personnages féminins dans l’oeuvre, d’animer un moment privilégié ! Elle est chargée de s’occuper des invités (professeurs, éditeurs, étudiants…) et des journées d’étude consacrées à l’oeuvre de Galwin Donnel, décédé dans ce coin perdu du globe, où il s’était retiré : des communications, bien sûr, avec des moments de repas, des promenades en pleine nature…Et toujours la mer, en bas !  Franck voudrait un enfant d’ elle ; mais elle s’éloigne, toute à son univers livresque et heureusement qu’il y a Jock, le gardien roux de l’île, pour boire une bière, voir les savants avec un peu de recul, qui pérorent et nous amusent car on retrouve les travers de nos profs de fac . Alors là, la description de ce beau monde vaut le détour : le prof d’un âge certain et son étudiante disciple, le chercheur ayant droit de l’auteur, habitué à être courtisé. Les clichés sont là, bien amenés, tout sonne malheureusement bien vrai ! C’est un roman qui parle d’amour, un roman avec une énigme aussi et des rebondissements, un roman sur le savoir et la littérature (oh la glose, on jurerait entendre…). Bref j’ai vraiment beaucoup aimé et si les 15 premières pages peuvent être vues comme un peu longues, après ce ne fut que du bonheur ! Au fait ce grand auteur dont on dissèque tous les trois ans la vie et l’oeuvre, ce G. Donnel, vous le connaissiez ? Alice Zeniter peut vous en dire long !

                                                                                                                                Flore Amati
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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