Rencontre Musanostra avec Alice Zeniter et Gilles Zerlini Bastia L'Alboru   Juste avant l'Oubli – La chute ou les mésaventures de M.Durand

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Compte rendu  par Odile de Petriconi

Alice Zeniter est normalienne, doctorante en études théâtrales et chargée d’enseignement à l’Université Sorbonne Nouvelle. Elle a également enseigné le français en Hongrie, où elle a vécu plusieurs années. Elle a publié son premier roman, Deux moins un égal zéro (Éditions du Petit Véhicule), à 16 ans. Nantes, France, Éditions du Petit Véhicule, coll. « Plaine Page », 2003, 112 p.Suivi de : Jusque dans nos bras, Paris, Albin Michel  en 2010Il a obtenu le Prix Littéraire de la Porte Dorée 2010Et en 2011 le Prix littéraire Laurence Trân   Il est traduit en anglais sous le titre Take This Man.  Puis en 2013 il y a eu Sombre dimanche;  236 p. publié chez Albin Michel , qui s’est vu décerner les – Prix de la Closerie des Lilas en 2013- Prix du livre Inter 2013- Prix des lecteurs de l’Express 2013Enfin Juste avant l’oubli, édité chez Flammarion en 2015, 288 p. qui a obtenu le Renaudot des lycéens 2015  

Gilles Zerlini est enseignant ; il a déjà publié chez le même éditeur un recueil  Mauvaises nouvelles et est l’auteur de Chutes les mésaventures de M.Durand

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Vendredi 13 mai, 19 heures, l’Alb’oru, centre culturel bastiais, est éclairé malgré l’heure tardive car à la médiathèque se retrouveront des auteurs et des lecteurs pour échanger autour d’un thème des plus classiques en littérature, l’intertextualité. « Le livre dans le livre » justement dans l’œuvre imaginée par Alice Zeniter dans « Juste avant l’oubli », son dernier roman, un succès de librairie qui a d’ailleurs obtenu le Renaudot des lycéens tant l’auteur sait embarquer tous les lecteurs. Arrivée le matin même, elle a visité Bastia, admirant ses panoramas…A l’Alb’Oru où Jocelyne Casta et l’équipe de Musanostra l’attendaient, elle a révélé en toute simplicité, avec beaucoup de grâce, ce qui la motive pour écrire, ses passions littéraires, sa façon d’écrire, sur le papier d’abord, malgré ses 29 ans, ses rapports à ses personnages, à la littérature en général.Nous avons eu le plaisir de l’entendre lire un passage de son roman et elle a répondu aux questions de Nathalie Malpelli, questions relatives à la forme, au style ainsi qu’au fond, ce qui a permis à ceux qui avaient lu l’œuvre de mieux en saisir la richesse et à ceux qui allaient la lire de s’en faire déjà une idée.
Une leçon de lecture, d’écriture, d’humilité.

Gilles Zerlini était le second invité de ce moment littéraire ; il a présenté, aidé par Bénédicte Savelli (pour la présentation) et de Jacques Filippi (pour la lecture) son premier roman « Chutes ou les mésaventures de M.Durand ».
Comment un individu peut-il résister à la pression du monde actuel, dans la sphère professionnelle, sociale ? M. Durand va laisser tomber les barrières du bien vivre ensemble et va révéler dans cette parabole ce qu’est sans doute au fond tout homme, un être tragique.Le thème « le livre dans le livre » est bien présent là encore puisque ce livre est un hommage à GJ Arnaud, à Giono…et à quelques maîtres que Gilles Zerlini évoque, rêveur. Son roman est édité chez Materia scritta où Claire Cecchini, la responsable, fait merveille.

 


 
 

C’était véritablement passionnant et une très grande réussite, vos deux auteurs invités Alice Zeniter et Gilles Zerlini ont communiqué leur passion au public et donné envie de découvrir leurs romans. Moment très intéressant aussi celui où ils ont expliqué quelle était leur démarche d’écrivain… Alice Zeniter qui écrit sur le papier avant de déposer son texte sur son ordinateur, et Gilles Zerlini qui utilise des cahiers d’écoliers avec des crayons papiers… démarche très poétique et humaine, qui remet l’ordinateur à sa place d’outil… L’écrivain homme conserve sa place, n’est pas dématérialisé, la survie du brouillon d’écrivains est ainsi assurée… Et de même qu’il y a débat entre le livre papier et la liseuse, il en existe un entre l’écrivain qui pianote allégrement sur son PC et celui peut-être plus laborieux, studieux, classique ou romantique (pourquoi pas?) qui sera fidèle au support papier… Grande liberté pour chacun, c’est très bien ainsi et l’important n’est-il pas au final, que l’Ecrivain soit vraiment un homme ou une femme digne de ce titre, et qu’il nous offre des textes de grande qualité, porteurs d’émotions, de réflexions, ou générant de très bons moments d’hilarité chez le lecteur? Une magnifique soirée, merci aux invités, aux organisateurs et naturellement à vous Marie-France, qui animez si bien les rencontres de l’Asso Musanostra
  Odile de Petriconi


 
 
 

 

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