Pour sa 15e édition, le Festival « E statinate » permettra à nouveau au public insulaire de rencontrer des écrivains, corses, français ou même étrangers, confirmés ou coups de cœur prometteurs, cela dans un esprit de convivialité incomparable. Le festival s’installera comme chaque année à Lumio, en Balagne, du 25 au 27 juillet, permettant ainsi aux Corses résidents comme à ceux de la diaspora de se rejoindre pour un partage littéraire de haut niveau dont peuvent aussi largement profiter les touristes de passage. Ce moment particulier, « E statinate », représente une communion forte de plaisir partagé que viennent agrémenter la dégustation des vins balanins et la célébration du travail des viticulteurs corses.
Artiste accomplie, couronnée d’une Victoire de la musique en 1992, Patrizia Gattaceca a réalisé en 2025 l’adaptation poétique et musicale du Cantique des cantiques, devenu U cantu di i canti en corse. Traductrice et poétesse, elle a publié de nombreux recueils et a été couronnée du Prix Marceline Desbordes-Valmore ainsi que du Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Elle a publié cette année aux éditions Albiana Seranu puesiole ? La traversée, recueil dans lequel elle appréhende la Méditerranée par le biais des langues, le grec, le corse, l’italien et le français et des sensibilités partagées. Le 25 juillet, Patrizia Gattaceca fera l’ouverture de notre festival E Statinate.
Prix Musanostra Le jury de « Musanostra corse » a eu fort à faire pour choisir son lauréat cette année 2025 ! Après des mois de lecture et plusieurs tours de table lors des délibérations, c’est ce bel essai, où texte et iconographie vous surprendront, que nous avons choisi de primer. Prix Musanostra 2025 pour son essai La Mort en Corse publié aux éditions Omi è loghi, Paul Simonpoli recevra son prix le 25 juillet.
Delphine Horvilleur Ecrivain, elle propose de s’interroger sur des thèmes essentiels. Elle est l’auteur d’essais et d’un monologue pour le théâtre sur l’identité, Il n’y a pas de Ajar. Après l’immense succès. Vivre avec nos morts, elle propose de poursuivre la réflexion avec son dernier livre : Euh… Comment parler de la mort aux enfants. D. Horvilleur est un membre du Conseil des rabbins libéraux francophones ; elle est également la directrice de la rédaction de la revue T
Attaché littéraire incontournable depuis plus de vingt ans, David Ducreux publie cette année son premier roman aux éditions Gallimard, La Loi du moins fort. Couronné du Prix Transfuge du meilleur premier roman cette année, c’est une œuvre initiatique. L’auteur y évoque le rôle de l’emprise, il raconte de manière ironique le rapport qui unit le narrateur à Romain Poisson, son ami d’enfance qui ne rêve que de percer en politique. Soumis à une dépendance familiale et amicale, le narrateur doit lutter pour son émancipation. Son roman fera l’objet d’une discussion le 26 juillet.
Sampiero Sanguinetti est journaliste et essayiste ; il a longtemps œuvré dans l’audiovisuel . Auteur de l’ouvrage De la Méditerranée au « monde fini » publié aux éditions Albiana, il évoque l’effondrement des empires, la recomposition territoriale et les crises de l’espace méditerranéen. Il évoquera la place de la Corse dans ce même milieu samedi 26 juillet à Lumiu.
La journaliste et chroniqueuse littéraire Ambre Chalumeau, que l’on connait aussi pour son podcast « Liste de lecture » et pour sa participation régulière à l’émission Quotidien sur TMC , sera l’une des invités de Musanostra au festival E Statinate« vin et littérature » 2025 ! C’est à Lumio que du 25 au 28 juillet l’événement battra son plein ! N’hésitez pas, rejoignez-là ! La jeune femme, que l’on attendait pas dans ce domaine, a publié cette année chez Stock Les Vivants, son premier roman, immense succès aux nombreuses rééditions. Il raconte ce que devient l’existence de Diane et de Cora, deux amies toutes deux en quête de sens qui sont à des moments forts et difficiles de leur vie, entre adolescence et âge adulte. Elles sont en plein désarroi parce Simon, le troisième de leur bande fusionnelle, est dans le coma. Plus rien n’est pareil. Dans ce drame tout se dit, on se rend compte qu’on ne se connait pas, qu’il faut vivre, on évolue. Ambre Chalumeau, jeune femme dont on aime la sensibilité et l’ humour, sera heureuse de présenter son roman le 26 juillet à Lumiu. Et nous serons ravis de lui remettre le Prix Musanostra 2025
L’adaptation filmique de La Disparition de Joseph Mengele, roman d’Olivier Guez récompensé du Prix Renaudot en 2017, a été présentée au Festival de Cannes de cette année. L’auteur sera parmi nous au Festival littéraire E Statinate , dont le thème est « Vin et littérature ». Grand amateur de football auquel il a consacré deux ouvrages, Éloge de l’esquive et Une passion absurde et dévorante, spécialiste de l’histoire de l’Europe et des questions géopolitiques , on découvre ses sujets de prédilection dans les ouvrages La Grande Alliance, L’impossible retour ou encore La Chute du mur. Olivier Guez a fait paraître en 2024 aux éditions Grasset Mesopotamia, roman couronné par le Prix Jean d’Ormesson, dans lequel il raconte l’histoire de Gertrude Bell, aventurière britannique qui a redessiné les frontières de l’Orient après la Première Guerre mondiale. Il sera présent à Lumiu le 26 juillet pour répondre aux questions sur son œuvre.
François-Henri Désérable est un auteur brillant qui a reçu les Prix de la Vocation et Amis de l’Académie Française pour Tu montreras ma tête au peuple en 2013. Révélation de l’année 2015 pour le magazine Lire avec Évariste, Grand Prix de l’Académie française pour son roman Mon Maître et mon vainqueur en 2021, le romancier, fin connaisseur de l’œuvre de Romain Gary, a également proposé avec Un certain monsieur Piekielny , un beau moment de doute littéraire. Il est aussi un grand voyageur. Après L’Usure d’un monde, récit de son voyage en Iran au moment des manifestations qui secouent le régime en 2022, couronné par le Prix Nicolas Bouvier et le Prix Montaigne, l’auteur rencontrera les lecteurs et autres passionnés dimanche 27 juillet. Son dernier récit de voyage Chagrin d’un chant inachevé est paru aux éditions Gallimard, il évoque les cinq mois passé sur les pas de Che Guevara, en Amérique du Sud. Il a reçu le Prix Musanostra 2021 pour Mon maître et mon vainqueur.
Kamel Daoud , couronné cette année du Prix Goncourt pour Houris (paru chez Gallimard) . Dans ce roman, il raconte l’histoire d’une jeune femme rescapée d’un massacre perpétré lors de la décennie noire en Algérie. Kamel Daoud a connu le succès avec Meursault, contre-enquête, paru en 2014 dans lequel il proposait de redécouvrir l’intrigue du roman de Cam L’Étranger . Heureux à Musanostra de le recevoir dimanche 27 juillet à Lumiu.