Le 15 septembre 2016, au Régent Kids, s’est tenu le premier café littéraire de la rentrée littéraire en présence de l’écrivain Louis Sanders. 

Avec Louis Sanders

Pour l’occasion, Bénédicte Giusti-Savelli est revenue sur l’oeuvre de l’écrivain Louis Sanders. De la publication de Février, son premier roman, à celle d’Auprès de l’assassin, son tout dernier ouvrage, publié aux éditions Rivages/noir, tous les thèmes de son travail d’écriture ont été abordés: le paysage social dans le roman, les différences entre roman noir et polar, la dimension autobiographique dans l’oeuvre, la question de la cruauté de l’auteur vis-à-vis de ses personnages. Ont été aussi soulignées les activités de traducteur de Louis Sanders, puisque celui-ci est également le traducteur français d’Elmore Leonard, son goût pour les grands romans américains et anglais, ce qui a donné lieu à une très belle discussion entre Alain Franchi et l’auteur à propos de la boxe en littérature (Cf. La nouvelle « Le Mexicain » de Jack London) et son attachement à l’oeuvre de Simenon. 

Les coups de coeur de l’été et de la rentrée

Nous avons également évoqué avec les lecteurs présents les coups de coeur de leur été et de la rentrée littéraire. Nathalie Malpelli a réalisé un tour d’horizon des différents ouvrages de la rentrée littéraire. Elle s’est intéressée plus spécifiquement au roman de Simon Liberati, California Girls, concernant l’affaire Sharon Tate et d’Éric Fottorino, Trois jours avec Norman Jail. Janine Vittori nous a présenté une oeuvre d’Hector Abad, L’Oubli que nous serons, titre provenant d’un poème apocryphe de Borges, publié aux éditions Gallimard, dans la collection Folio. Marine Simonciosi a parlé des romans d’Eric-Emmanuel Schmitt, L’homme qui voyait à travers les visages, et de Marie Darrieussecq, Être ici est une splendeur, en les comparant au Charlotte de David Foenkinos. Laurent Bindi, quant à lui, a évoqué le dictionnaire littéraire de Pierre Assouline, Dictionnaire amoureux des écrivains et de la littérature, et l’anthologie de chroniques de Jean-Marie Rouart, Ces amis qui enchantent la vie. Nadia Galy nous a fait part de son intérêt pour Les Bottes suédoises de Henning Mankell, un livre qui s’inscrit dans la continuité des Chaussures italiennes qu’elle avait également appréciées. Enfin, Kévin Petroni a exprimé ses réserves quant au roman de Céline Minard, Le Grand Jeu. 

Informations utiles 

Louis Sanders, Auprès de l’assassin, Paris, Rivages/noir, 2016, 8,50 euros.

Jack London, Le Mexicain, Paris, Libertalia, 2007, 6,10 euros.

Simon Liberati, California girls, Paris, Grasset, 2016, 20 euros.

Eric Fottorino, Trois jours avec Norman Jail, Paris, Gallimard, 2016, 17, 50 euros.

Hector Abad, L’Oubli que nous serons, Paris, Gallimard, collection « Folio », 2010, 20 euros.

Eric-Emmanuel Schmitt, L’homme qui voyait à travers les visages, Paris, Albin Michel, 2016, 22 euros.

Marie Darrieussecq, Être ici est une splendeur, Paris, P.O.L, 2016, 22 euros.

Pierre Assouline, Dictionnaire amoureux des écrivains et de la littérature française, Paris, Plon, 2016, 25 euros. 

Jean-Marie Rouart, Ces amis qui enchantent la vie, Paris, Laffont, 2015, 24 euros. 

Henning Mankell, Les Bottes suédoises, Paris, Seuil, 2016, 21 euros.

Céline Minard, Le Grand Jeu, Paris, Rivages, 2016, 18 euros.