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Le malentendu amoureux – Conférence de fin d’année Musanostra

Pour cette troisième année, la conférence de fin d’année de Musanostra aura pour thème le malentendu amoureux. Elle sera suivie d’un apéritif dînatoire en compagnie des membres du bureau et des adhérents de l’association.

Dans ses Journaux intimes, Baudelaire écrit : « Le monde ne marche que par le malentendu. C’est par le malentendu universel que tout le monde s’accorde. Car si, par malheur, on se comprenait, on ne pourrait jamais s’accorder ». Alors que le malentendu se définit de manière commune comme une divergence d’opinion entre deux personnes, Baudelaire considère paradoxalement le malentendu comme le fondement du commerce amoureux. Il se détourne ainsi de la topique de l’amour fusionnel, telle qu’elle est formulée par Héphaïstos, le dieu forgeron, dans Le Banquet de Platon : « Désirez-vous former un seul être, que ni nuit ni jour vous ne soyez éloignés l’un de l’autre ? Si c’est bien votre désir, je vais vous fondre et vous réunir en un seul et même être ». Si le poète se détache de cette image de la communion amoureuse, c’est que le malentendu, qui établit un écart entre la passion menaçante et son expression imparfaite, permet aux amants, comme le souligne Jankélévitch dans un entretien pour Le Nouvel Observateur, de s’aimer sans se dévorer :

Le malentendu est propre à l’amour, parce que l’amour est un sentiment trop véhément et qu’on ne peut s’exprimer à fond. Les mots lui font violence, les réticences sont nécessaires, il faut se comprendre à demi-mot. Et parfois même on pousse la pudeur jusqu’à ne rien dire du tout, alors évidemment, il n’y a pas de raison que le malentendu soit dissipé.

Si l’on peut voir dans ce malentendu le fruit d’une mésentente, soit un dialogue impossible entre les amants, qui ramènerait à l’idée que l’amour ne peut s’éprouver que dans la solitude, l’on doit plutôt considérer que le malentendu restitue un dialogue amoureux fondé sur le tact : le malentendu est, en vérité, la recherche d’une bonne distance entre les amants, celle qui permet de protéger l’objet aimé de la violence de son propre désir. De Barthes à Guy Bedos, de Baudelaire à Angèle, de Lacan à Castle, nous réfléchirons au rôle essentiel du malentendu dans la relation amoureuse.

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L’Italie européenne

Dans le cadre du festival I Sulleoni, qui se tiendra du 24 au 27 juillet 2019, l’association Musanostra a été sollicitée par La Ville de Bastia pour l’organisation d’un moment poétique. Grâce au soutien du maire de Bastia, M. Pierre Savelli, de l’adjointe à la culture de la ville, Mattea Lacave, l’événement se déroulera, le 27 juillet, à 19h, place Vattelapesca.

Le désir de la ville de Bastia est de proposer une série d’événements culturels durant la saison estivale, saison considérée comme « creuse » dans les domaines artistiques. Ce festival donnera l’occasion au public de déjouer cet adage. Sera proposée au cours de ces trois jours une production variée. Le public pourra également s’adonner à une pratique artistique de son choix, et montrer ainsi combien la démocratie dépend des bien essentiels de l’âme que sont le savoir et l’instruction.

Nous remercions chaleureusement les organisateurs de cet événement et exprimons nos voeux les plus sincères de réussite à ce festival. Que cette semaine nous ouvre à la rencontre, l’amitié et la tolérance.

Voici la brochure de cet événement :

Toni Casalonga, années romaines

A cità di Bastia accoglie u festivale I Sulleoni, da u 24 à u 27 di lugliu, cù u sustegnu di u merre, M. Pierre Savelli è di l’aghjunta à a cultura, Mma Mattea Lacave. 

In core di a stagione estivale, spessu vista cum’è « viota » ind’u campu artisticu, a vuluntà di a municipalità hè di prupone parechji evenimenti culturali, è, cù stu festivale, sò trè ghjorni di pruduzzione diverse chì sò offerti à u publicu. Un publicu chì puderà ancu participà, fendu a so scelta frà e pratiche artistiche prisentate, è illustrà cusì a leia trà demucrazia è cultura. 
Musanostra ringrazia di core a cità di Bastia pè a so invitazione à piglià parte à ‘sse stonde chì, à sapemu, seranu ricche. Ch’ella sia sta settimana quella di u scontru, di l’amicizia è di a tuleranza.

 

Grazie al sostegno del sindaco di Bastia Il Sindaco Pierre Savelli, dell’assessore alla cultura della città La Sig. Mattea Lacave, del servizio culturale della città, Il Festival i Sulleoni si svolgerà dal 24 al 27 luglio.
Il desiderio della città di Bastia è di proporre una serie di eventi culturali durante la stagione estiva, stagione spesso considerata come « bassa »stagione per quanto riguarda i settori artistici. Questo Festival offrirà l’occasione al pubblico di invertire la tendenza. Durante questi tre giorni sarà proposta una produzione variegata. Il pubblico potrà anche dedicarsi a un’esperienza artistica di suo piacimento e dimostrare cosi quanto la democrazia dipenda dai beni essenziali dello spirito come il sapere e l ‘istruzione.
In questo contesto il comune di Bastia ha proposto all ‘associazione Musanostra, che si dedica alla promozione della letteratura sotto ogni aspetto da 10 anni, di partecipare a questi eventi. 
Lo ringraziamo calorosamente e esprimiamo i nostri auguri più sinceri di successo a questo Festival.
Che questa settimana ci apra all’incontro con l’altro, l’amicizia e la tolleranza.

Merci à Marianne et à Mia

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Programme du salon Un libru In Paese. OLETTA le Dimanche 23 juin. Partenariat Un libru in paese/Musanostra

10h- Ouverture du Salon par M. le Maire , Jean-Pierre Leccia.


10H30 Rencontre avec Carole Zalberg , entretien mené par Janine Vittori


11H15- Hommage à Edmond SIMEONI en présence de M. Gilles Simeoni, Président du Conseil exécutif de la Corse et de Madame Lucie Simeoni.


12H – Remise des prix.


14H15 -avec Hélène Frappat , rencontre animée par Marie-France Bereni Canazzi.

Hélène Frappat est écrivaine, philosophe, traductrice et critique de cinéma . Ancienne élève de l’École normale supérieure, Hélène Frappat est agrégée de philosophie et docteur ès lettres. Son dernier roman,
Le Dernier Fleuve est paru chez Actes Sud


14H50- Rencontre avec Sébastien Spitzer , Prix des lecteurs 2019, animée par Marie Do Bachini


15H35- Rencontre avec Simonetta Greggio par Mia Benedetto

Simonetta Greggio, née à Rubano en Italie, est romancière . Elle a fait ses études à la Faculté des lettres de Padoue. Arrivée à Paris en 1981, elle a été journaliste pendant plusieurs années, collaborant à des revues et magazines divers dont City, Télérama, La Repubblica. Elle partage sa vie entre Paris, Venise…Elle a publié de nombreux ouvrages à succès comme Dolce Via et des romans ; son dernier
ELSA MON AMOUR paru chez Flammarion nous livre un pan de la vie d’Elsa Morante


16H10- M. Vergé Francheschi par Denis Paolacci


16H40 – Nelson Monfort par Anita Binder


18H : Cloture du Salon

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Anna Magnani, le temps d’une messe Marie-Joséphine Susini


par marie-paule Durand

 Le 13 mars dernier au théâtre de Bastia, Marie-Joséphine « Zouzou » Susini, seule en scène, nous donnait rendez-vous avec Anna Magnani.

« Le temps d’une messe », celle de ses obsèques, « La Magnani » se raconte. Son enfance marquée par l’absence maternelle, sa vie de femme, de mère, avec ses bonheurs, ses douleurs, ses doutes, ses trahisons. 

Mais aussi et surtout sa carrière : sont ainsi convoquées les ombres des plus grands réalisateurs italiens, Rossellini, Visconti, Fellini, Pasolini, dont elle fut la sublime interprète, de ses partenaires (Marlon Brando n’en sort pas grandi !), de Tennessee Williams, l’auteur de La Rose Tatouée dont sera tiré un film américain qui lui vaudra un Oscar en 1956… 

Dans un décor d’une grande sobriété, entre jeux de lumières et de fumées, Marie-Joséphine Susini incarne magnifiquement cette femme indomptable et indomptée. Tour à tour passionnée, émouvante, drôle, sensuelle, elle redonne voix avec infiniment de justesse à une Magnani puissante et magnétique.

La vibration de la voix, l’élégance du geste, l’incandescence du regard… La Magnani était là, devant nous, avec nous, le temps, trop court, d’une messe. 

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L’Art d’avoir toujours raison suivi d’un apéritif dînatoire

Alors que les sciences humaines s’intéressent de plus en plus à la notion de vérité, ne serait-ce que pour signaler notre entrée dans l’ère de « la post-vérité », l’on proposera une réflexion sur ce concept.

À partir d’une relecture de L’Art d’avoir toujours raison, un petit opuscule d’Arthur Schopenhauer, il s’agira de montrer comment le philosophe allemand défend une définition singulière de la vérité en philosophie. Alors que cette dernière peut se définir comme la recherche de la vérité objective, Schopenhauer critique cette conception: dans une discussion où chacun porte une vision du monde qui pourrait remettre en cause la représentation de l’autre, il importe moins de sauver la vérité que de sauver la face.

Pour réfléchir à cette question, Kévin Petroni illustrera différents stratagèmes du philosophe par des extraits de dialogues télévisés, de discours politiques et de textes littéraires.

La discussion sera suivie d’un apéritif dînatoire offert par l’association Musanostra afin de clôturer en beauté cette année 2018 si riche en rencontres.


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Rentrée littéraire à Ghisonaccia

A

par Catherine Vincensini

C’est à la médiathèque de Ghisonaccia, tenue par Christine Fazi et Véronique Della Tommasina, que Musanostra, association culturelle basquaise, invitée par les deux responsables et la mairie de la ville, a présenté le samedi 19 octobre après-midi ses coups de cœur en cette rentrée littéraire.

Devant un public nombreux très en demande d’informations pour ses lectures à venir, Janine Vittori, Marie-Dominique Bacchini, Marie-France Bereni-Canazzi, Anne Marie Sammarcelli, Gérard Guerrieri, Cathy Vittori, Anne-marie Amoretti …ont présenté des romans pour tous les goûts. 

Marie-France a précisé, en introduction : « Cette année il y a près de six cents nouveaux ouvrages et il fallait en choisir quelques uns… » On imagine aisément le défi ! Voici un aperçu des interventions.

La présentation riche nous a amenés à découvrir des titres moins évoqués par les médias et d’autres, très prisés par les chroniqueurs.
L’un des intervenants a été séduit par trois romans : La vraie vie, d’Adeline Dieudonné (prix Première Plume, prix du Roman Fnac + prix Filigranes) ; Á son image, de Jérôme Ferrari (prix lit. du Monde) ;  Salina, les trois exils, de Laurent Gaudé, roman lyrique qui reprend l’intrigue proposée dans la pièce de théâtre du même titre, et abolit frontières spatiales et temporelles.

Á propos de La vraie vie (éditions L’iconoclaste), une lectrice relève que pour un premier roman, d’une inspiration sombre et poétique, il s’agit d’une réussite. C’est l’histoire d’une famille peu recommandable, famille composée d’un père géant, taciturne et brutal, alcoolique et violent,  une mère éthérée et craintive, la narratrice(10 ans) et son petit frère (Gilles, 6 ans). La « vraie vie » des enfants est très difficile. Dans le pavillon banal, ils s’inventent donc toutes sortes d’aventures, ils ont besoin d’imaginaire.  Survient  un accident qui fait que la narratrice veut tout effacer de cette vie, revenir en arrière, d’où son envie de construire une machine à remonter le temps. Une sorte de conte noir, tenu par une écriture étincelante. 

Jérôme Ferrari est bien connu des lecteurs, rappelle Marie-France. Avec Á son image, édité chez Actes Sud, l’auteur livre un récit particulièrement bouleversant et interpellant. Antonia, jeune femme photographe, décède au détour d’un virage après avoir pris des photos d’un mariage. Son oncle et parrain, qui est devenu prêtre, qui lui a offert son premier appareil photo, officie pour la messe de requiem pour sa nièce, retraçant des épisodes de sa vie. Jérôme Ferrari remonte le temps en se servant de la relation d’Antonia à la photo pour en faire une profonde méditation sur l’Image. La jeune photographe, lassée des images de a vie du village, entreprend de faire pour elle des photos de morts de la lutte armée indépendantiste. Saisir la mort. Ce besoin s’étend à la Yougoslavie en guerre. Mais elle ne développera jamais ces photos, impossibles à regarder. L’auteur traverse l’histoire du XXe siècle à travers la photographie, qui souffre d’un excès ou d’un déficit de signification. La photo des vivants ? « Á chaque fois que se déclenche l’obturateur, la mort est déjà passée. Ambiguïté de ce besoin de figer un instant pour atteindre l’éternité », car « Dieu a fait l’homme à Son image… Mais la photographie ne dit rien de l’éternité, elle se complaît dans l’éphémère, atteste de l’irréversible et renvoie tout au néant ». 

Jérôme Ferrari explore les liens ambigus entre l’image, la photo, et le réel et la mort. Il pointe du doigt la puissance des photographies et la façon dont elles bouleversent le rapport au temps. 

Emmanuelle Mata, enseignante à Ghisonaccia, séduite aussi par le récit,  lit avec une émotion palpable une phrase du roman, une longue phrase, un art que l’auteur maîtrise si bien. 

« Laurent Gaudé a une relation privilégiée avec Musanostra, il a notamment  présidé un des concours de nouvelles que nous avons créés », précisent les chroniqueurs, qui avouent avoir été une fois de plus enchantés par l’auteur, publié chez Actes Sud.

Le roman débute par une scène dans un désert. Malaka, l’un des trois fils de Salina, doit raconter la vie de sa mère à l’entrée du cimetière afin qu’elle trouve un repos refusé par la vie. Car Salina, petite fille abandonnée, recueillie par un clan qui la considèrera toujours comme une étrangère, connaîtra le mariage forcé, la guerre, l’exil, l’humiliation et la solitude. Au fil du récit, Salina est décrite comme une héroïne, une femme de larmes, de vengeance et de flamme, à l’image de cette Afrique, terre mythique, lumineuse, mais terre de migrations et de violences. Laurent Gaudé invite le lecteur à la construction d’un mythe en donnant à sa plume un souffle épique et intemporel.

Gérard Guerrieri, fidèle de Musanostra, chroniqueur ciné et littérature, acteur et réalisateur, lit un extrait du roman.

Janine Vittori présente plusieurs livres et souligne les qualités et faiblesses de ceux évoqués : notamment Où vivre, de Carole Zalberg, très beau livre chroniqué sur musanostra à lire absolument

Marie-France Bereni Canazzi propose de découvrir Les nuits d’Ava de Thierry Froger, Leurs enfants après eux, de Nicolas Mathieu, ça raconte Sarah, ou encore Frère d’âme, de David Diop…Evasion de B Whitmer et quelques autres titres comme La fille au Leica ou et J’ai couru vers le Nil de El Aswani, auteur égyptien qu’elle lit depuis des années

Elle a particulièrement aimé le roman de Simonetta Greggio Elsa mon amour qui dévoile de façon réaliste un pan de vie qu’a dû vivre la célèbre romancière italienne

Marie-Dominique Bacchini annonce ses choix, faisant remarquer que les histoires familiales ont retenu l’attention en cette rentrée.  Une douce lueur de malveillance, de Dan Chaon ; Douce, de Sylvia Rozelier ; Trancher, d’Amélie Cordonnier ; Je voudrais que la nuit me prenne, d’Isabelle Desesquelles. Elle évoque également My absolute darling et La vraie vie

Une douce lueur de malveillance, roman américain publié chez Albin Michel, est présenté comme un thriller psychologique. Cependant, sa richesse le rend inclassable, atypique. Il relate le moment où la vie rangée d’un thérapeute de Cleveland déraille. Il explore aussi la complexité des relations familiales. Le style de l’auteur a marqué Marie-Dominique qui voit en D Chaon en lui un grand écrivain.

Dustin, psychothérapeute, apprend la sortie de prison de son frère adoptif condamné pour le meurtre de leurs parents et d’une partie de leur famille, et finalement innocenté. Dustin s’intéresse alors aux crimes non élucidés de la région, notamment à une série de disparitions dont lui parle un de ses patients, un ancien policier. Le roman tire sa force non seulement de son style, de la construction de la narration, mais aussi de la complexité des portraits et dans la façon dont ils interagissent les uns envers les autres. Une œuvre forte, saisissante. 

Douce, éditions Le Partage,est le roman de l’amour fou, de la complexité des relations amoureuses. « Douce » est le surnom donné à la narratrice par son amant de vingt ans son aîné, très charmeur, qui l’entraîne dans les rouages de la passion. Ils sont éloignés géographiquement. Le corps est tout d’abord en demande, puis vient le cœur. Il s’avère que cet homme est manipulateur, menteur, volage. Le récit pourrait être classique, mais Sylvia Rozelier crée un roman de l’intime qui analyse un engrenage, durant huit années, complètement destructeur, qui ira toutefois de la trahison à la renaissance. Un récit percutant.

Dans Trancher, éditions Flammarion, l’action se déroule au sein d’une famille en apparence idéale. Mais l’épouse est une femme qui vit dans la tourmente du harcèlement verbal de son conjoint, violence des mots, qui ne laissent aucune trace apparente. Les injures immondes éclatent n’importe quand, dans l’intimité, devant les deux enfants spectateurs atterrés. La question que se pose la narratrice est simple : rester ou partir. Ce livre est le roman d’un amour ravagé par les mots. Le texte est écrit à la deuxième personne du singulier, ce qui permet au lecteur de plonger directement dans la tête de l’héroïne, qui s’écrit à elle-même dans un journal intime. Le combat féroce qu’elle mène dans sa tête entre hésitations et sentiments, pour trouver la force de trancher est exposé d’une plume alerte.  

Je voudrais que la nuit me prenne, éditions Belfond, est un roman poignant. Loin du bruit du monde, Clémence, gamine de huit ans, grandit auprès de parents fantaisistes, dans un foyer plein d’amour. La puissance des souvenirs côtoie un passé lumineux. Entre trouble et éclairs de joie, l’auteure explore le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos plus proches. La noirceur gagne toutefois le récit avec la lucidité de Clémence.

Anne Marie Sammarcelli prend ensuite la parole pour parler d’un polar qu’elle a beaucoup aimé, L’Égarée, de Donato Carrisi, publié chez Calmann-Lévy. Il est déjà très connu, c’est un des auteurs de thrillers le plus lu dans le monde ! Ce roman est la suite du Chuchoteur, la suite donc des aventures de l’enquêtrice Mila, héroïne atypique, qui va s’intéresser à des personnes disparues. Un labyrinthe secret plongé dans l’obscurité, un bourreau qui y enferme ses proies, une victime qui parvient à s’échapper mais sans le moindre souvenir sont les éléments de cette enquête à hauts risques pour celui qui continue à agir dans l’ombre. Une histoire qui plonge le lecteur dans les méandres du mal. Anne Marie affirme qu’il s’agit là d’un polar impossible à lâcher.

Cathy Vittori, quant à elle, a succombé au dernier roman d’Amélie Nothomb, Les Prénoms épicènes, publié chez Albin Michel, alors qu’elle avoue ne pas lire automatiquement l’auteure très médiatisée.
Une précision : les prénoms épicènes peuvent être à la fois masculins et féminins. Amélie Nothomb choisit ici les prénoms de Claude et Dominique. Ils forment un couple qui a une fille appelée Épicène. Le récit explore l’histoire d’une relation entre un père toxique et son enfant. Claude est en effet un homme froid et calculateur, qui utilise sa femme et son enfant comme des pions. Á la suite d’une séparation avec sa copine, Claude décide de déménager. Épicène, prise entre amour et haine, va tenter de résister à son père dont elle a compris le pouvoir de nuisance. Cathy a lu ce texte court mais intense d’une traite. 

Pelo et Lua, de Philippe Moncho, est le dernier récit présenté. L’auteur de ce très beau roman d’amour est présent, il dédicacera son livre en fin d’après-midi, après avoir répondu aux questions sur ce qui le pousse à écrire, ses personnages, ses choix narratifs, ses projets…Ce musicien poète est célèbre pour ses albums musicaux de grande qualité car il est guitariste et compose, en plus d’écrire.

A la fin de la rencontre, boissons et frappe seront offertes par la médiathèque dans une ambiance détendue, et les commentaires sur les œuvres continueront d’animer les conversations et les esprits.


Agenda

Programme Cinemusa2018 – Cinéma Le Studio

 




Lundi 17/12
14h00 :
Les frères sisters de Jacques Audiard 2018.1h57
Genre :Drame/Film policier/Western
Récompense : Silver Lion for Best Director
Adaptation du roman éponyme de Patrick de Witt paru en 2011
 
Mardi 18/12
9h: 
Ready player one de Steven Spielberg 2017.2H20 WARNER V.O.
Genre :Thriller/Film de science-fiction
Adaptation du roman Player One d'ErnestCline.
et 14h : 
Mademoiselle de Joncquières d’ Emmanuel Mouret, 1H49, 2018.
Genre : Drame
Adaptation de Jacquesle Fataliste et son maître de Denis Diderot
 
Mercredi19/12
 9h00: 
Guernesey de Mike Newel 2018. 2H04 STUDIOCANAL V.O.
Genre :Drame
Adaptationdu roman Le Cercle littéraire desamateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
 
Jeudi20/12
 9h :
La Promesse de l’aube d’ Eric Barbier 2017.2H11 PATHE
Genre : Drame
Adaptation du  roman autobiographique La Promesse de l’aube de Romain Gary.
Nomination :César de la meilleure actrice, PLUS
et14h :
Une Vie de Stéphane Brizet 2016.1H59 DIAPHANA
Genre : Drame
Adaptation de Une Vie de Maupassant
Nominations :Lion d'or,César de lameilleure actrice, PLUS
 
Vendredi 21/12
9h00:
Your name, de Makoto Shinkai, 2016, 1H50. (sous réserve )
Genre : film d'animation
Adaptation du roman et du manga de Makoto Shinka
Récompense :Prix de l'Académie japonaise du film le plus populaire, PLUS
Nomination :Prix de l'Académie japonaise du meilleur film d'animation, PLUS
Lundi 17/12
14h00 :
Les frèressisters de Jacques Audiard 2018.1h57
Genre :Drame/Film policier/Western
Récompense : Silver Lion for Best Director
Adaptation du roman éponyme de Patrick de Witt paru en 2011
 
Mardi 18/12
9h: 
Ready player one de Steven Spielberg 2017.2H20 WARNER V.O.
Genre :Thriller/Film de science-fiction
Adaptation du roman Player One d'ErnestCline.
et 14h : 
Mademoiselle de Joncquières d’ Emmanuel Mouret, 1H49, 2018.
Genre : Drame
Adaptation de Jacques le Fataliste et son maître de Denis Diderot
 
Mercredi19/12
 9h00: 
Guernesey de Mike Newel 2018. 2H04 STUDIOCANAL V.O.
Genre :Drame
Adaptationdu roman Le Cercle littéraire desamateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows
 
Jeudi20/12
 9h :
La Promesse de l’aube d’ Eric Barbier 2017.2H11 PATHE
Genre : Drame
Adaptation du  roman autobiographique La Promesse de l’aube de Romain Gary.
Nomination :César de lameilleure actrice, PLUS
et14h :
Une Vie de StéphaneBrizet 2016.1H59 DIAPHANA
Genre : Drame
Adaptation de Une Vie de Maupassant
Nominations :Lion d'or,César de lameilleure actrice, PLUS
 
Vendredi 21/12
9h00:
Your name, de Makoto Shinkai, 2016, 1H50. (sous réserve )
Genre : film d'animation
Adaptation du roman et du manga de Makoto Shinka
Récompense :Prix de l'Académiejaponaise du film le plus populaire, PLUS
Nomination :Prix de l'Académiejaponaise du meilleur film d'animation, PLUS


https://www.corsenetinfos.corsica/Clap-de-debut-pour-la-9eme-edition-du-festival-Cinemusa-de-Bastia_a37174.html
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Agenda du début de 2019 : Rencontres, conférences, dédicaces…

          

12 janvier, 17h, Musée de Bastia

Samedi 12 à 17H, Musée de Bastia, Auditorium, conférence de Jean-Guy Talamoni à l’occasion de la parution de son essai Le Républicanisme corse (Albiana )  . Entrée libre, librairie sur place , dédicaces, apéritif.

Rendez-vous MUSANOSTRA AVEC DATES, HORAIRES, LIEUX…

Samedi 12 janvier ,à 17H au Musée de Bastia : conférence/dédicaces de Jean-Guy Talamoni, suivi d’un apéritif 

19-01,16H30, à AL Oenothèque Bastia (rue Notre Dame de Lourdes), dédicaces auteurs de Corses de la diaspora , en présence du responsable de l’association Corsica Diaspora, dont le président était Edmond Simeoni !

Mardi 05-02, à 14h30, salle des congrès, théâtre de Bastia, rencontre avec l’écrivain Simonetta Greggio au Festival du Film italien de Bastia, avec la participation de Jean-Noël Pancrazi

Agenda

2018 : 3e rencontre au Musée de la Corse avec Jérôme Ferrari- Mercredi 14 novembre ,

Jerome-Ferrari.jpg

 

 

 

 

 

 

Compte rendu Jérôme Ferrari

Jérôme Ferrari, dernier invité le 14 novembre du cycle de conférences littéraires « Voyages, exils et identités »  organisé au Musée de la Corse par la médiation culturelle, en partenariat avec notre association, MusaNostra, a abordé le thème frontalement : il a tout simplement raconté sa vie. Une vie d’exil, de voyages et de recherches autour de l’identité corse. Un sujet donc fait pour lui et un joli moyen pour nous de revisiter ses personnages et ses intrigues romanesques, assis, groupés dans la salle confortable du Musée, progressivement assombrie par la nuit. Et comme, le 14 novembre, il y a longtemps que les touristes sont partis, on a eu l’impression de recevoir ses confidences.

Né et « élevé » à Vitry-sur-Seine, une banlieue de l’est parisien, la Corse a longtemps été le lieu de toutes ses vacances, comme il nous le précise pour expliquer qu’il n’avait qu’une envie :  y vivre. Ce qu’il fait une fois ses études terminées.
Cet exil imaginaire, en rien comparable au drame des émigrés, forge un sentiment identitaire qu’il explore dès son arrivée à Porto-Vecchio. Jeune professeur de philosophie, il s’engage dans les mouvements nationalistes au milieu des années 80, au moment où le rêve se fissure de toutes parts. Les bandits d’honneur et les vierges effarouchées n’existent que dans les livres et les hivers à Porto-Vecchio sont longs. La Corse fantasmée a du plomb dans l’aile. Le voilà donc qui saute sur la première occasion pour aller enseigner ailleurs. Ce sera l’Algérie, un pays dont il n’attend rien et qui du coup lui donne tout. L’Algérie lui ouvre les yeux sur la réalité post-coloniale et vues de l’autre côté de la Méditerranée, les revendications identitaires insulaires lui paraissent bien nombrilistes.

Pourtant, Jérôme se sent corse. Il aime la langue qu’il a apprise en écoutant les chansons des Muvrini  dans sa chambre d’ado. Traducteur en français des livres de son compagnon des premières années à Porto Vecchio, Marc Biancarelli , il ne dessine pas d’avenir radieux pour notre île, souhaiterait plus de choses concrètes et moins de symbolique, car l’apparition du symbole signe la mort de la tradition vécue dans le présent.

Quand quelqu’un dans le public lui dit qu’il pourrait être le Houellebecq corse, la comparaison l’amuse. Ferrari, le désenchanté ? Oui, son œuvre l’atteste…

S. Cagninacci

 

Agenda

E Statinate 2018, le festival de Musanostra, 3 rencontres littéraires scellées par la dégustation de bons vins et Jérôme Ferrari en guest star !

article j ferrari chez henri orenga

Merci à Corse Matin de s’être fait le relais de cet événement culturel

Un grand merci à Monique et à José de Patrimonio…

 

Cette année l’équipe de Musanostra avait décidé de mettre à l’honneur, pour l’acmée de son festival,  la Conca d’oru et ses vins ; auparavant à Sisco avec Alice Zeniter et Nadia Galypour les vins du cap, puis à Aleria au clos d’Orlea avec Marco Biancarelli…, à Lumio, clos Culombu avec Pierre Lemaitre, de nombreux vignerons ont contribué à faire de ce moment estival et festif un rendez-vous culturel important. Les domaines Leccia, Montemagni, Devichi, Lazzarini, Giudicelli, Olmeta de Patrimonio ont offert de belles bouteilles pour l’apéritif . Les mairies de Patrimonio et de Barbaggio ont facilité toute l’organisation, nous ouvrant leurs locaux, comme La Maison des vins à Patrimonio, nous apportant des chaises…

Et Henri Orenga a joué le rôle de mécène en permettant à l’assemblée de profiter du cadre du clos San Quilico (à Poggio d’Oletta )  où ont été reçus Philippe Granarolo et Jérôme Ferrari et en offrant à ces vastes assemblées (plus de 300 personnes pour entendre en avant première Jérôme Ferrari) ses vins et de quoi se restaurer.

Agenda

A vos agendas : rendez-vous important au Musée de la Corse avec Alain Durel…Le 22 septembre à Corte, 15 heures !

Pour présenter au mieux Alain Durel, j’ai choisi de citer des passages de son site :

 

Voyager pour écrire, écrire pour voyager…
« L’insaisissable m’a saisi »
Henri Michaux
D’origine bretonne, Alain Durel nait en région parisienne, mais grandit dans le sud de la France, au bord d’une méditerranée qui ne cesse de l’inspirer. Homme de théâtre, il abandonne le métier d’acteur pour entreprendre de nombreux voyages, notamment en Egypte, en Inde et en Grèce. Fasciné aussi bien par les grands récits initiatiques de l’Antiquité que par la littérature celtique, sa quête l’entraîne sur les traces des visionnaires, mystiques ou artistes hallucinés qui révèlent, chacun à leur manière, le miracle de la vie.
De longues études en philosophie et en sciences humaines le conduisent jusqu’à sa thèse de Doctorat, publiée en 2004 sous le titre de L’empire des choses.
Après plusieurs essais et biographies (sur Nietzsche, Grégoire de Nysse, Charles de Foucauld, Dostoïevski) il s’oriente vers une forme originale de littérature, synthèse du carnet de voyage, de l’autobiographie et du traité de vie spirituelle.
La presqu’île interdite (Albin Michel, 2010, Prix du Livre Chrétien, réédité en poche en janvier 2014), Et Jésus marcha sur le Gange (François Bourin, 2012), L’archipel des saints (Albin Michel, 2014) et L’île au commencement du monde (Médiaspaul, 2016) témoignent d’une écriture où se conjuguent aventure et spiritualité.
En 2016, Alain Durel publie un ouvrage de spiritualité, Cultiver la joie, qui s’inspire des grandes traditions de l’Inde, de la Chine, de la Grèce, mais aussi de l’Evangile.
En 2017, Le Figaro, en partenariat avec les Presses de la Renaissance, lui commande deux ouvrages sur Grégoire de Nazianze et Jean Chrysostome, livres qui paraissent accompagnés d’un CD comportant des extraits lus par Michael Lonsdale.
2017 est aussi la date de parution de son premier recueil de poésie : EiTaï-Ji ou La montagne du silence, publié aux éditions L’enfance des arbres. La même année voit l’aboutissement d’un projet éditorial mené en partenariat avec la maison d’édition bretonne Mouladurioù Hor Yezh : Kan an enez c’hlas / Le chant de l’île verte, un recueil de haïkus bilingues breton/français accompagné de photos en noir en blanc prises par l’auteur lors d’un voyage en Irlande.
Alain Durel a reçu en 2012 le titre d’ambassadeur interculturel du club l’UNESCO – Sorbonne décerné aux personnes « qui se consacrent à la création d’une culture de la paix et de l’interculturalité, transcendant les barrières raciales, nationales et religieuses ».

Quelques unes de ses œuvres et une photo avec Philippe Granarolo, reçu le 25 août !
 
 


 

RECITS DE VOYAGE
L’île au commencement du monde, Médiaspaul, 2016.
L’archipel des saints, Albin Michel, avril 2014.
La presqu’île interdite. Initiation au Mont Athos, Albin Michel, 2010 ; réédi. poche 2014.
Et Jésus marcha sur le Gange. Sur les traces d’Henri Le Saux, François Bourin, 2012.
La quête, Presse de la Renaissance, 2006.
POESIE
Kan an enez c’hlas – Le chant de l’île verte, haïkus bilingues français/breton, Mouladurioù hor yezh, 2017.
Ei Taï Ji ou La montagne du silence, L’enfance des arbres, 2017
SPIRITUALITE
Cultiver la joie, Editions Eyrolles, 2016.
Petits conseils célestes sur le bonheur, François Bourin, 2012.
Parce que tu es tiède. Entretien avec un moine du mont Athos, Desclée De Brouwer, 2012.
THEOLOGIE – PATRISTIQUE
Saint Jean Chrysostome, Le Figaro / Presses de la Renaissance, 2017.
Saint Grégoire de Nazianze, Le Figaro / Presses de la Renaissance, 2017.
La bible pour enfants à colorier (Ancien et Nouveau Testament), L’Oeuvre éditions, 2013.
Chemins de lumière. 365 jours avec les mystiques de l’Orient chrétien, Médiaspaul, 2009.
Lumières médiévales, Van Dieren, collectif, 2009.
Eros transfiguré. Variations sur Grégoire de Nysse, Cerf, 2007.
BIOGRAPHIE
Dostoïevski amoureux, L’Oeuvre éditions, 2013.
Les amants du silence. Le roman de Charles de Foucauld, L’Oeuvre éditions, 2009.
ESSAIS – PHILOSOPHIE
Enquête sur la mort de Dieu. Nietzsche contre le Crucifié, Artège, 2008.
L’empire des choses, L’Harmattan, 2004.

 
Pour le découvrir davantage, visitez son site alaindurel.fr