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Festivals littéraires

Statinate : le compte-rendu

Les Statinate sont terminées depuis le 23 août. Néanmoins, nous avions envie de prolonger le plaisir en invitant les participants et les absents de ces journées à découvrir les photos et les vidéos inédites des Statinate millésime 2020.

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1er jour

Au clos Culombu, Lilia Hassaine et Jean-Marie Rouart présentaient leurs oeuvres, en compagnie des écrivains François-Henri Désérable et Jean-François Roseau.

Vidéos
Ouverture des Statinate par Marie-France Bereni Canazzi et Etienne Suzzoni
Jean-François Roseau présente l’oeuvre de Jean-Marie Rouart
Jean-Marie Rouart évoque sa vie et son oeuvre
Questions des lecteurs à Jean-Marie Rouart
Jean-Marie Rouart répond aux questions des lecteurs
L’écrivain François-Henri Désérable présente l’oeuvre de Lilia Hassaine
Lilia Hassaine présente son premier roman, L’œil du paon, aux éditions Gallimard
Lilia Hassaine répond aux questions du public
Lilia Hassaine répond aux questions des lecteurs
Photos

2e jour

Aussi, Au Domaine d’Alzipratu, Philippe Alessandri, Sylvain Prudhomme, Julien Battesti, Jean-Luc Luciani et Jean-François Roseau ont évoqué leurs oeuvres.

Vidéos
Marie-France Bereni-Canazzi interroge Philippe Alessandri sur son premier roman, Monsieur Anatole
Marie-France Bereni-Canazzi présente le premier roman de Philieppe Alessandri, Monsieur Anatole.
François-Henri Désérable interroge Sylvain Prudhomme, auteur de Par les routes
François-Henri Désérable présente l’oeuvre de Sylvain Prudhomme
Dominique Memmi présente les deux auteurs lauréats du Prix Musanostra 2020, Julien Battesti et Jean-Luc Luciani
Jean-Luc Luciani présente son essai, Musa chi parte da Corscia, aux éditions Alain Piazzola
Julien Battesti présente son premier roman, L’Imitation de Bartleby, aux éditions Gallimard
François-Henri Désérable interroge Jean-François Roseau, auteur de La Jeune Fille au chevreau
Jean-François Roseau présente son dernier roman publié aux éditons de Fallois
Photos

3e jour

Au Théâtre de verdure de Lumio, Jérôme Ferrari et Thierry de Peretti ont évoqué l’adaptation du roman de Jérôme Ferrari, A son image. Puis, notre marraine, Laetita Casta, a inauguré les Jardins qui portent désormais son nom en guise de clôture de ces jours littéraires.

Vidéos
Jérôme Ferrari et Thierry de Peretti évoquent l’adaptation filmique d’A son image, en compagnie de François-Henri Désérable et de Jean-François Roseau
Jérôme Ferrari et Thierry de Peretti réfléchissent à la transposition d’A son image, avec François-Henri Désérable et Jean-François Roseau
Photos

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Remerciements

Nous tenions à remercier toutes celles et tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce festival.

Nos hôtes

Ce succès est avant tout celui d’Etienne Suzzoni, des équipes du Clos Culombu, de Pierre Acquaviva, des équipes du Domaine Alzipratu et de la Mairie de Lumio, Casa cumuna di Lumiu. Sans leur générosité, leur bienveillance et leur investissement, rien n’aurait été possible.

Nos membres et nos bénévoles

Nous remercions très chaleureusement Janine Vittori et André Martelli pour leur dévouement au quotidien. Ces journées leur doivent beaucoup. Nous exprimons aussi notre immense gratitude aux bénévoles qui ont donné au festival sa superbe, en particulier Maxime Vuillamier et Antone Sicurani.

Notre marraine et nos auteurs

Nous remercions infiniment la marraine des Statinate, Laetitia Casta, pour son intérêt et son soutien lors de notre festival.

Comment ne pas remercier les écrivains et les intervenants de ces rencontres ? Alors, un immense merci à François-Henri Désérable, Jean-François Roseau et Dominique Memmi pour la qualité de leur présentation. Ils ont empli ces rencontres d’intelligence, de finesse et d’humour. Un immense merci aux auteurs invités pour parler si brillamment de leurs œuvres : Jean-Marie Rouart, Lilia Hassaine, Philippe Alessandri, Sylvain Prudhomme, Jean-Luc Luciani, Julien Battesti, Jean-François Roseau, Jérôme Ferrari, ainsi que le réalisateur Thierry de Peretti. Ils ont rendu ces moments inoubliables.

Nos partenaires

Nous saluons aussi nos autres partenaires durant ces journées, Hôtel A Casa Di Mà et L’Escale. Carita, à Ile-Rousse.

Nous exprimons également notre reconnaissance envers les élus qui sont venus amicalement lors de nos rencontres. Nous adressons notre immense gratitude à la Cullettività di Corsica et à Culture Corse.

De plus, un grand merci aux rédactions de ViàTéléPaeseStampa PaeseCorse-MatinFrance 3 Corse ViaStellaCorse Net Infos, RCFM, d’avoir couvert ces trois journées avec rigueur et bienveillance. Merci à Rita Scaglia et à Bernardu Cesari.

Nos lecteurs

Enfin, merci à vous toutes et tous, lecteurs aguerris, simples curieux, qui avez suivi ces rencontres et avez bâti ce succès.

Nous vous disons à l’année prochaine, et d’ici là, nous vous laissons méditer cette phrase du divin buveur François Rabelais auprès de votre verre de Clos Culombu ou de Domaine d’Alziprato :

Jamais homme noble ne hait le bon vin !

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Presse

Presse écrite
Corse-Matin
Corse Net Infos
Radio
France Bleu RCFM

Le 18 août, Marie-Bronzini interrogeait notre présidente, Marie-France Bereni-Canazzi, sur les Statinate.

Le 21 août, Valérie Franceschetti interrogeait notre présidente, Marie-France Bereni-Canazzi, au sujet des Statinate.

Télévision
France 3 Corse Via Stella
ViàTelePaese

Télépaese a réalisé un reportage sur le Prix Musanostra, présenté par notre rédacteur en chef, Kévin Petroni, et les deux auteurs primés de cette éditions, Julien Battesti et Jean-Luc Luciani.

Telepaese a réalisé un reportage sur la clôture des Statinate. Laetita Casta, la marraine de notre festival littéraire, inaugurait les jardins Laetitia Casta en présence du maire de Lumio, Etienne Suzzoni.

 
 

Télé Paese présente l’esprit des Statinate, ainsi que les oeuvres de Jean-Marie Rouart et de Lilia Hassaine

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Equipe

L’équipe

Présidente : Marie-France Bereni Canazzi.

Directeurs : Antoine-Marie CanazziKévin Petroni.

Membres de l’équipe : Audrey Acquaviva, Laure Antoni, Francis Beretti, Cristofanu Ciccoli, Sophie Demichel, François-Henri Désérable, Alain Franchi, Eugène Gherardi, Laëtitia Giannechini, Marion Houssin, Marianne Lalliman, Cynthia Lassey, François-Marie Lucchetti, André Martelli, Mathilde Mattei, Lucia Memmi, Isabelle Pasqualini, Jean-François Roseau, Anne-Marie Sammarcelli, Janine Vittori.

Festivals littéraires

Dominique Memmi, d’Ajaccio à Bangui

INVITEE – Dominique Memmi est l’auteure d’une oeuvre littéraire considérable. Prix du Livre insulaire pour Retour à Mouaden, elle est aussi connue pour ses albums adressés à la jeunesse, Les contes du potager, Les Détectives du potager, ou encore son guide de voyage, La Corse insolite et secrète, aux éditions Jonglez. Son dernier roman, Le Voyage de la fanfare, racontait le voyage d’une troupe corse dans l’empire de Bokassa. Grande habituée de nos rencontres, Dominique Memmi viendra dédicacer ses ouvrages et présenter les auteurs présents lors de nos Statinate.

A voir aussi : La présentation de La Corse insolite et secrète par Gérard Guerrieri

Revue

Revue #24

REVUE – Du manga à la poésie en passant par le roman, ce vingt-quatrième numéro de la revue est très éclectique. Retrouvez l’interview inédite de Jean-Marie Rouart, l’académicien passionné. Mais aussi la recension du magnifique ouvrage de Luce Deramo, Le Détour, publié chez l’incontournable Tripode. Ou encore un poème inédit de Petru Canon, Ti faraghju alta… Julien de Casabianca nous fait l’amitié d’illustrer d’une de ses oeuvres cette édition.

Sommaire

ARTE – Présentation de la couverture : une oeuvre de Julien de Casabianca // L’Editorial de Marie-France Bereni-Canazzi – P.3 // MUSINATEPatricia Guidoni, Le monde d’après… et alors – P. 4 // CHRONIQUEFrancis Beretti, Gabriel Garcia Marquez, Le Triple Champion dévoile ses secrets – P.6 // CONCOURSFantine Billieux, Une longue nuit – P. 8 // Chronique – Lena Maria Perfettini, Zaï zaï zaï – P.11 // CHRONIQUE – Dominique Memmi, Cher Saul – P. 12 // PORTRAIT – Jean-Marie Rouart, l’académicien passionné – P.14 // CHRONIQUE – Marie-France Bereni-Canazzi, La Jeune Fille au chevreau – P.19 // CHRONIQUE – Alain Walter, Stefan Zweig, Marie-Antoinette – P.20 // DOSSIER – Sam Bozzino, Le Prix des découvreurs : une fenêtre ouverte sur la poésie vivante – P.22 // CHRONIQUE – Marie-Anne Perfettini, Luce Deramo, Le Détour – P. 26 // MANGA – Elina Marcelli-Bertrand, Bungo stray dogs – P. 28 // CRONICA – Marianne Laliman, Piuma albeghja – P. 30 // PUESIA – Petru Canon, Ti faraghju alta – P.31.

Articles

Moses Herzog, c’est moi

Article- Dominique Memmi nous propose sa lecture du roman de Saul Bellow, Herzog, publié aux éditions Gallimard, dans la collection Folio.

Cher Saul,

Je t’écris et te dis tu parce que je dis tu à tous ceux que j’aime, je dis tu à tous ceux qui s’aiment même si je ne les connais pas ; et je peux affirmer que toi l’auteur, Saul Bellow, et moi, la lectrice, nous nous aimons. Nous nous aimons de cet amour qui a pour centre ton roman Herzog. Je t’écris donc pour Herzog et comme lui, ton perdant magnifique, qui s’adresse à tous ceux qu’il ne connaît pas, personnages célèbres tels que Nietzsche ou Eisenhower (Cher Monsieur le Président, les règlements du fisc vont nous transformer en une nation de comptables) et à ceux qu’il pensait connaître et aimer, sa famille, ses amis, ses collègues de l’université et toutes ses relations humaines, je m’adresse à toi.

Cette lettre te faire part de mon amour pour ce personnage, pour cet homme :

Moses Herzog, né au Canada, issu d’une famille d’immigrés juifs, devenu professeur d’université à Chicago et qui assiste à la déchéance des capacités sensibles de ceux qui l’entourent  et entraînent avec eux les décombres de sa propre existence.

D’abord l’échec de son premier mariage, puis celui du deuxième avec Madeleine la femme adultère et celle par qui la crise arrive. Ensuite, la désillusion des amitiés, des relations humaines qu’ils soient collègues, avocats ou représentants de l’ordre public. Il y a bien sûr Ramona et ses talents sexuels mais n’est-ce pas un leurre pour l’homme vieillissant et toujours privé de sa fille, privé du merveilleux de l’enfance ?

Le dessein général de ton roman, si je l’ai bien compris Saul, est une longue réflexion philosophique et littéraire sur l’existence, la nôtre. On pense alors au temps de Marcel Proust à la journée d’une Virginia Woolf mais avec cet esprit juif corrosif et cet humour désabusé qui t’est propre. Souvent ridicules, les intentions de ton héros pour s’extirper du néant, sont vouées à l’échec comme l’est toute vie. Herzog pose des questions, il n’obtient pas de réponses.

Où sont les réponses ? Voilà ce qui pourrait être la question centrale de la première partie du roman. Puis, la question obsédante d’Herzog chemine, mue et se déploie vers un absolu, une vérité : tout est perdu d’avance.

Cependant, il y a une maison dans la campagne du Massachussetts, un abri aussi ruiné que ton héros, mais qui possède au sein même de cette ruine la poésie des choses, le murmure des feuilles dans la rue de l’été et de vieux livres.

Tu as peint la fresque individuelle d’un homme, Moses Herzog, et avec lui tu as fait le portrait de la société entière, celle des années soixante en Amérique. C’était quelques années avant ma naissance Saul, pourtant tes mots résonnent avec force aujourd’hui et ici : « pour parler plus clairement les objectifs nationaux comportent de nos jours la fabrication de produits qui ne sont en rien essentiels à la vie humaine, mais qui sont vitaux pour la survivance du pays. Parce que nous sommes tous aspirés aujourd’hui par ce phénomène du Produit Brut National, nous sommes contraints d’accepter le caractère sacré de certaines absurdités ou mensonges dont les grands prêtres étaient il n’y a pas si longtemps encore de simples camelots et des personnages dérisoires : des vendeurs d’huile et de serpents. D’un autre côté, il y a plus de « vie privée » aujourd’hui qu’il y a un siècle, quand la journée de travail durait quatorze heures. Tout ce problème est de la plus haute importance puisqu’il est mêlé à l’invasion de la sphère privée (y compris sexuelle) par des techniques d’exploitation et de domination. »

Autant dire que comme ton Moses Herzog on voudrait faire tout notre possible pour améliorer cette condition humaine et on finit par avaler un somnifère. Au matin, on échafaude une évasion pour fuir cette condition et on se fait une tartine beurrée. On se ment parce que c’est l’unique façon de poursuivre la réalité.

Tu as écrit un grand livre Saul, je te dois beaucoup. Ton Herzog, sans artifice, mal protégé, vivant un cirque, un combat de gladiateurs ou des formes plus banales de distraction, c’est nous tous, couronnés d’incertitudes et de défauts.

Moses Herzog, c’est moi.

Adieu Saul, mille baisers à toi, à Moses, à Madeleine, Wanda, Ramona, Nachman et aussi tante Zipporah. Mille baisers à tous ceux qui chutent.