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Prix

Tout ce qu’il faut savoir sur le Prix Musanostra

Chaque année l’association Musanostra met à l’honneur 2 livres, l’un en français, l’autre en corse, signifiant aux auteurs et lecteurs le plaisir pris à les lire et leur qualité.

Les délibérations de notre jury sont longues, parfois âpres, et supposent de nombreuses lectures : le prix récompense toujours une œuvre de l’année précédente et prend en compte de nombreux critères, avec toujours une grande exigence.

Ornés d’un bandeau rouge reconnaissable portant la mention Prix Musanostra ou Premiu Musanostra, suivis de l’année de remise du prix, ils sont bien visibles en librairie et sont choisis par de nombreux lecteurs ou curieux qui nous font confiance. Les livres primés sont dès lors valorisés.

La première année, en 2018, nous avons remis nos prix à Paula Bussi pour Piccule piccule storie (Les Immortelles) et à Jean-Noël Pancrazi pour Je voulais leur dire mon amour (Gallimard) ; l’année suivante à Stefanu Cesari pour Bartolomeo in cristu (Eoliennes) et à Carole Zalberg pour Où vivre (Grasset).

Cette année 2020, U Premiu Musanostra revient à Jean-Luc Luciani pour son excellent ouvrage Musa chi parte da Corscia (Piazzola) et à Julien Battesti, pour son très beau roman L’imitation de Bartleby (Gallimard).

Festivals littéraires

I Sulleoni

Bastia 2019

« L’Italie européenne » , Place Vattelapesca

Invité : d’Italie , Roberto Ferrucci

de Corse , Patrizia Gattaceca, Toni Casalonga, Stefanu Cesari, Alanu di Meglio…

Ouverture et présentation de c e moment par K Petroni

Ouverture de ce moment d’échanges sur l’Italie, ses apports, ses échanges, ses influences et sa place dans l’Europe

Présentation , organisation et animation de Kévin Petroni

Patrizia Gattaceca ( chants : la ceinture de Paul Valery, traduction et adaptation pour l’album Carmini , puis interprétation de « lamento pour la mort de Pasolini » ) et lecture d’un extrait de Le Guépard

Christian Pierraccini Le Guépard « Don Fabrizio et le plaisir de la lecture en famille »

Véronique Della Tomasina , lecture d’un extrait de roman d’Italo Calvino

Réponse aux questions de K Petroni et lecture de 2 beaux textes dont l’un sur les îles Maddalena et Capraia

Lucile

Roberto Ferrucci

lecture par Jean Marc Riccini d’un extrait de son dernier livre Ces histoires qui nous arrivent

Toni Casalonga

Tony Casalonga Peintre, Plasticien

Sophie Demichel Borghetti

Valérie Franceschetti, Voyages de Scarmentado, Voltaire

lecture de Voyages et autres voyages dA Tabucchi

Extrait de l’oeuvre de Gomorra de Roberto Saviano par Jean Noël Casale

Articles

Forme animale. A lingua lla bestia. de Stefanu Cesari Fior di carta

par M.H.Ferrari


Un rispondini più i paroli a chjama
Di a ciorma
Ghjustu un’acqua pien’a tarra
Chi penaA righjunggja d’altri foci aparti
E u mari (…)
U linguaghju
Ansiighja
Buddaru di lena


J’ai ce recueil depuis un bout de temps déjà, il est toujours à côté de moi dans mon bureau, car non seulement les textes sont magnifiques, mais pastichant mal l’auteur, je dirais que mi vuriu sfà ‘ssa prisenza, mais ce n’est pas possible.

Les mots y sont retenus, pleins de pudeur et de violence, un univers qui parle, et qui est celui que nous avons chacun en nous.

J’aime beaucoup la poésie de Stefanu, qui je pense, mérite une plus large publicité et dont je rappelle qu’il a été préselectionné par le Jury de Ouessant l’année dernière, avec raison.Je ne fais jamais de publicité, mais compte tenu de la modestie de sa diffusion, si ce livre vous plait, il est disponible sur le site de a fior di carta.

J’espère qu’il y en aura d’autres


Réédition d’un article, première mise en ligne Musanostra 2009

Agenda

Festival E Statinate : Littérature, convivialité autour du vin de Patrimonio Entrée libre, apéritif offert (3 dates-à 18h )

Le 24 août, dans le cadre du Festival E Statinate, nous recevrons Stefanu Cesari à 18 h à Patrimonio à la Maison des vins (pour Bartolomeo in cristu, son dernier recueil, paru aux éditions Eoliennes),
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3 auteurs, 3 dates à retenir !
S Cesari, le 24 La Maison des Vins, Patrimonio
P Granarolo le 25, cave San Quilico, Poggio d’Oletta
J Ferrari le 26, San Quilico, Poggio d’oletta,
L’occasion de découvrir leurs dernières parutions et de les entendre nous présenter leur démarche, leur choix d’écriture, les enjeux de leur œuvre…
Librairie sur place, séances de dédicaces
Le 25 à 18 h (Cave Orenga) Philippe Granarolo (Carnets Méditerranéens de Friedrich Nietzsche,paru chez Colonna éditions), puis café débat sur le transhumanisme et l’intelligence artificielle , suivi d’un moment musical avec EMMA Trio !
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Samedi 25 août à 18 h, dans la cave Orenga de Gaffory de Patrimonio, le Festival E Statinate accueille le philosophe Philippe Granarolo.
Spécialiste de Nietzsche, il présentera et dédicacera son dernier livre Les carnets méditerranéens de Friedrich Nietzsche (Editions Colonna).
Puis il animera une conférence-débat sur « Transhumanisme et Intelligence Artificielle ».
Pour ne pas être dépassé par l’intelligence de ses ordinateurs, l’humanité va-t-elle être contrainte de se transformer ?
Faudra-t-il devenir des « hommes augmentés, voire des « cyborgs », pour ne pas risquer de devenir les esclaves de nos machines ?
Ces questions, décisives pour notre avenir, seront explicitées par le philosophe avant de donner lieu à un large débat avec le public.
La soirée se poursuivra en musique avec le groupe EMMA TRIO.
L’entrée est, comme toujours libre, et un apéritif sera offert aux participants  libre.

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Le 26, Domaine Orenga, San Quilico (parcours fléché depuis Teghjime), à 18 heures, énorme, on reçoit Jérôme Ferrari pour son dernier roman A son image  (Actes Sud, sortie le 22 août )
 
j ferrari
a son image

Articles

Bartolomeo in cristu, Stefanu Cesari , Ed. Eoliennes, 2018

 

Par Marianne Laliman

Étonnant voyage, troublante exploration que nous offre Bartolomeo in cristu de Stefanu Cesari.

Si, dès son annonce, le titre pouvait intriguer, on n’en est pas moins surpris à la découverte du livre. Surpris, le lecteur, puis lentement absorbé par le texte, à la fois récit et poème, qui assemble les évocations, les émotions, les suggestions. Incursion dans un univers fait de facettes, celles du visible et de l’invisible, de ce qui est dit et de ce qui cherche à l’être, qui toutes se reflètent les unes dans les autres.
Difficile de décrire, de préciser une construction, pourtant elle existe -sans nul doute, c’est un livre qui se relit, pour tout en saisir- et tout s’unit, se mêle, se fond parfois, les échos se superposent et se prolongent.

C’est la rencontre avec une fresque qui a fait naître cet ouvrage, nous dit l’auteur.
Une représentation de San Bartolomeo dans une chapelle qui a éveillé une inspiration, à partir d’elle, autour d’elle et sûrement au-delà d’elle.
Stefanu Cesari nous conduit sur un chemin où convergent les images lointaines ou familières, passées ou éternelles, prosaïques ou mystiques, de celles qui évoquent une transcendance, religieuse ou pas.
Surprenant donc, mais surtout envoûtant ce texte. Ou plutôt ces textes. Car l’adaptation en français, bien que suivant le même fil que le texte en corse, apparaît comme une création à part entière. Et puis, à l’envers et à rebours, cet autre récit, ces autres images pour compléter ou continuer l’exploration, sur fond rouge -ce rouge point de départ et point central, vibration de l’œil, de l’écriture et du sens.

Pudemu ciuttà u nosciu sguardu in u culori natu d’oghji. U russu vinci nant’à tuttu, è u centru di a noscia notti batti, chjarori continuu in un corpu impensevuli.