Audrey Acquaviva et Marie-France Bereni-Canazzi ont interrogé l’écrivain et journaliste, rédacteur en chef adjoint de Geo, Prix Femina et Prix de la Langue française pour Mes Pas sont ailleurs, ouvrage consacré à l’écrivain Victor Segalen. Signataire du manifeste « Pour une littérature-monde » avec le regretté Michel le Bris, Jean-Luc Coatalem est un auteur qui n’a cessé d’explorer « les usances » du monde comme l’écrivait Montaigne.

Je ne sçache point meilleure escole […] à façonner la vie, que de luy proposer incessamment la diversité de tant d’autres vies, fantasies, et usances : et lui faire gouster une si perpetuelle varieté de formes de nostre nature.

Michel de Montaigne, « De la vanité », dans Les Essais
Extrait de l’article d’Audrey Acquaviva consacré à La Part du fils

A travers cette enquête nous est proposé un double voyage. Tout débute par un paysage breton, mêlant présent et enfance. Très vite, ces rivages s’éloignent pour l’Indochine, l’Algérie, l’Allemagne, les Etats-Unis et même la Lune. Les époques alternent. Le présent du narrateur se met en scène au cours de son enquête comme dans  les grands romans d’investigation et le passé dans lequel évolue son grand-père. Et là, le narrateur s’autorise toutes les libertés. Mariant les faits et la fiction, il  invite à Paol à surgir de l’obscurité, à s’incarner. Le lecteur sent que la fiction permet au narrateur de rendre son histoire au disparu. Mais aussi sa présence, ses mots, son regard, sa voix. Il veut approcher le plus près possible des faits. Y plonger quand il imagine les pensées de son grand-père. Il s’autorise même à créer d’autres possibles pour cet homme au destin fauché. C’est bouleversant.

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1 commentaire

  1. C’est toujours un plaisir d’écouter et de voir un auteur qui parle de son livre, de ses livres. Bravo pour cet interview !
    Elle nous donne l’envie de lire ce nouveau roman,… plus encore.

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