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Entretien

E statinate Patrimoniu 2018 Moment 2 : rencontre avec Philippe Granarolo

Pour E Statinate, une rencontre a été organisée à San Quilico, endroit de rêve, près de Patrimonio, chez Henri Orenga, notre Hôte.

Philippe Granarolo, professeur agrégé de philosophie est une des références internationales des études sur Friedrich Nietzsche, auquel il a dédié une thèse, des essais et de nombreux articles.

Dans son ouvrage paru en 2018 qu’il était venu nous présenter, il s’est penché sur l’un des passe temps favoris de Nietzsche, la marche, très présente dans ces Carnets

Les carnets méditerranéens de Nietzsche a été édité chez Colonna

La Méditerranée y est à l’honneur et on apprend notamment que Nietzsche aurait souhaité venir en Corse

Pour mener les débats était présent M Jean-François Pietri, professeur agrégé de philosophie

Cet essai est en fait la publication d’une partie de la thèse de Philippe Granarolo sur Nietzsche ; il est difficile à trouver aujourd’hui et on ne peut qu’espérer une réédition des éditions Vrin tant il est intéressant pour comprendre ce philosophe

Philippe Granarolo répondant aux questions du public

Fin de soirée entre vins et chants avec Trio EmA#
A la fin de la rencontre, pour le plus grand plaisir des participants un apéritif dinatoire , organisé et offert par notre hôte, Henri Orenga, attendait les participants et une animation musicale, TrioEmA#, a enchanté alors que le crépuscule gagnait ce coin de paradis au milieu des vignes.

Anais Gaggeri
Emmanuelle Mariini
Brigitte Olmetta et Anais Gaggeri

Un enchantement avec les voix de deux chanteuses , Brigitte Olmeta et Anais Gaggeri, avec leur accompagnatrice , Emmanuelle Mariini qui ont interprété divers titres comme Habanera extrait de Carmen, de Bizet, A Chloris, de R Hahn, La barcarolle de J Offenbach, u Lamentu di u castagnu, le Duo des chats de Rossini, Pur ti miro de Monteverdi…

Articles

Les enfants de la guerre, Docteur Bernard Benedetti, préface de Bernard Kouchner, Colonna édition.

par Francis Beretti
 

Les enfants de la guerre est le dernier livre du docteur Bernard Benedetti. Le docteur est issu d’une lignée de soldats, et d’une « tribu », comme il le dit , dont les racines sont situées à Lugo di Nazza. Son grand-père Bernard, diplômé de Saint Cyr, avait été fauché dans le grand massacre de 1917. Son père Marc, orphelin à trois ans, pupille de la nation, était entré dans la même carrière.
A l’âge de six ans le petit Bernard est victime d’un grave accident qui a failli lui coûter la vie. C’est son père qui dans l’urgence, et dans un environnement très précaire, le sauve en lui transfusant son sang. Voilà le premier souvenir traumatisant, et en même temps chargé de symbolisme, de cet ouvrage : la force vitale des liens du sang.
La deuxième image prégnante est celle de l’atlas, que Bernard, dès sa petite enfance, emportait partout avec lui. Elle est comme la préfiguration des déplacements qu’il allait faire dans le monde entier : en Tunisie, en Equateur, en Afghanistan, dans le Kosovo, en Bosnie Herzégovine.
La troisième image significative est l’usage que le docteur Benedetti faisait d’une cartouchière. Les moudjahidins portaient autour du ventre des poches remplies de chargeurs de kalatchnikovs. Lui s’en servait pour les remplir de matériel médical. Image de la pugnacité et du courage que l’on associe aux guerriers, mais des qualités mises au service d’une plus noble cause.

On a l’impression que l’auteur, conscient de la gravité de l’état de sa santé, était pressé de livrer son témoignage. Comme le dit bien Bernard Kouchner, Benedetti a « une écriture directe, au plus près des sentiments, un livre vibrant d’humanité, sans apprêt, de la vérité-vraie, marquée d’un réalisme froid, presque anatomique, qui rend plus chaleureux les moments de détente ».

Les enfants de la guerre nous donne le portrait d’un homme porté jusqu’au bout par son idéal, un engagement qui a fait de lui « l’honneur de la médecine de terrain », jugement exprimé par Kouchner, qui l’a bien connu et apprécié. Un livre-testament, par la force des choses.