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Agenda

2018 : 3e rencontre au Musée de la Corse avec Jérôme Ferrari- Mercredi 14 novembre ,

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Compte rendu Jérôme Ferrari

Jérôme Ferrari, dernier invité le 14 novembre du cycle de conférences littéraires « Voyages, exils et identités »  organisé au Musée de la Corse par la médiation culturelle, en partenariat avec notre association, MusaNostra, a abordé le thème frontalement : il a tout simplement raconté sa vie. Une vie d’exil, de voyages et de recherches autour de l’identité corse. Un sujet donc fait pour lui et un joli moyen pour nous de revisiter ses personnages et ses intrigues romanesques, assis, groupés dans la salle confortable du Musée, progressivement assombrie par la nuit. Et comme, le 14 novembre, il y a longtemps que les touristes sont partis, on a eu l’impression de recevoir ses confidences.

Né et « élevé » à Vitry-sur-Seine, une banlieue de l’est parisien, la Corse a longtemps été le lieu de toutes ses vacances, comme il nous le précise pour expliquer qu’il n’avait qu’une envie :  y vivre. Ce qu’il fait une fois ses études terminées.
Cet exil imaginaire, en rien comparable au drame des émigrés, forge un sentiment identitaire qu’il explore dès son arrivée à Porto-Vecchio. Jeune professeur de philosophie, il s’engage dans les mouvements nationalistes au milieu des années 80, au moment où le rêve se fissure de toutes parts. Les bandits d’honneur et les vierges effarouchées n’existent que dans les livres et les hivers à Porto-Vecchio sont longs. La Corse fantasmée a du plomb dans l’aile. Le voilà donc qui saute sur la première occasion pour aller enseigner ailleurs. Ce sera l’Algérie, un pays dont il n’attend rien et qui du coup lui donne tout. L’Algérie lui ouvre les yeux sur la réalité post-coloniale et vues de l’autre côté de la Méditerranée, les revendications identitaires insulaires lui paraissent bien nombrilistes.

Pourtant, Jérôme se sent corse. Il aime la langue qu’il a apprise en écoutant les chansons des Muvrini  dans sa chambre d’ado. Traducteur en français des livres de son compagnon des premières années à Porto Vecchio, Marc Biancarelli , il ne dessine pas d’avenir radieux pour notre île, souhaiterait plus de choses concrètes et moins de symbolique, car l’apparition du symbole signe la mort de la tradition vécue dans le présent.

Quand quelqu’un dans le public lui dit qu’il pourrait être le Houellebecq corse, la comparaison l’amuse. Ferrari, le désenchanté ? Oui, son œuvre l’atteste…

S. Cagninacci

 

Agenda

A vos agendas : rendez-vous important au Musée de la Corse avec Alain Durel…Le 22 septembre à Corte, 15 heures !

Pour présenter au mieux Alain Durel, j’ai choisi de citer des passages de son site :

 

Voyager pour écrire, écrire pour voyager…
« L’insaisissable m’a saisi »
Henri Michaux
D’origine bretonne, Alain Durel nait en région parisienne, mais grandit dans le sud de la France, au bord d’une méditerranée qui ne cesse de l’inspirer. Homme de théâtre, il abandonne le métier d’acteur pour entreprendre de nombreux voyages, notamment en Egypte, en Inde et en Grèce. Fasciné aussi bien par les grands récits initiatiques de l’Antiquité que par la littérature celtique, sa quête l’entraîne sur les traces des visionnaires, mystiques ou artistes hallucinés qui révèlent, chacun à leur manière, le miracle de la vie.
De longues études en philosophie et en sciences humaines le conduisent jusqu’à sa thèse de Doctorat, publiée en 2004 sous le titre de L’empire des choses.
Après plusieurs essais et biographies (sur Nietzsche, Grégoire de Nysse, Charles de Foucauld, Dostoïevski) il s’oriente vers une forme originale de littérature, synthèse du carnet de voyage, de l’autobiographie et du traité de vie spirituelle.
La presqu’île interdite (Albin Michel, 2010, Prix du Livre Chrétien, réédité en poche en janvier 2014), Et Jésus marcha sur le Gange (François Bourin, 2012), L’archipel des saints (Albin Michel, 2014) et L’île au commencement du monde (Médiaspaul, 2016) témoignent d’une écriture où se conjuguent aventure et spiritualité.
En 2016, Alain Durel publie un ouvrage de spiritualité, Cultiver la joie, qui s’inspire des grandes traditions de l’Inde, de la Chine, de la Grèce, mais aussi de l’Evangile.
En 2017, Le Figaro, en partenariat avec les Presses de la Renaissance, lui commande deux ouvrages sur Grégoire de Nazianze et Jean Chrysostome, livres qui paraissent accompagnés d’un CD comportant des extraits lus par Michael Lonsdale.
2017 est aussi la date de parution de son premier recueil de poésie : EiTaï-Ji ou La montagne du silence, publié aux éditions L’enfance des arbres. La même année voit l’aboutissement d’un projet éditorial mené en partenariat avec la maison d’édition bretonne Mouladurioù Hor Yezh : Kan an enez c’hlas / Le chant de l’île verte, un recueil de haïkus bilingues breton/français accompagné de photos en noir en blanc prises par l’auteur lors d’un voyage en Irlande.
Alain Durel a reçu en 2012 le titre d’ambassadeur interculturel du club l’UNESCO – Sorbonne décerné aux personnes « qui se consacrent à la création d’une culture de la paix et de l’interculturalité, transcendant les barrières raciales, nationales et religieuses ».

Quelques unes de ses œuvres et une photo avec Philippe Granarolo, reçu le 25 août !
 
 


 

RECITS DE VOYAGE
L’île au commencement du monde, Médiaspaul, 2016.
L’archipel des saints, Albin Michel, avril 2014.
La presqu’île interdite. Initiation au Mont Athos, Albin Michel, 2010 ; réédi. poche 2014.
Et Jésus marcha sur le Gange. Sur les traces d’Henri Le Saux, François Bourin, 2012.
La quête, Presse de la Renaissance, 2006.
POESIE
Kan an enez c’hlas – Le chant de l’île verte, haïkus bilingues français/breton, Mouladurioù hor yezh, 2017.
Ei Taï Ji ou La montagne du silence, L’enfance des arbres, 2017
SPIRITUALITE
Cultiver la joie, Editions Eyrolles, 2016.
Petits conseils célestes sur le bonheur, François Bourin, 2012.
Parce que tu es tiède. Entretien avec un moine du mont Athos, Desclée De Brouwer, 2012.
THEOLOGIE – PATRISTIQUE
Saint Jean Chrysostome, Le Figaro / Presses de la Renaissance, 2017.
Saint Grégoire de Nazianze, Le Figaro / Presses de la Renaissance, 2017.
La bible pour enfants à colorier (Ancien et Nouveau Testament), L’Oeuvre éditions, 2013.
Chemins de lumière. 365 jours avec les mystiques de l’Orient chrétien, Médiaspaul, 2009.
Lumières médiévales, Van Dieren, collectif, 2009.
Eros transfiguré. Variations sur Grégoire de Nysse, Cerf, 2007.
BIOGRAPHIE
Dostoïevski amoureux, L’Oeuvre éditions, 2013.
Les amants du silence. Le roman de Charles de Foucauld, L’Oeuvre éditions, 2009.
ESSAIS – PHILOSOPHIE
Enquête sur la mort de Dieu. Nietzsche contre le Crucifié, Artège, 2008.
L’empire des choses, L’Harmattan, 2004.

 
Pour le découvrir davantage, visitez son site alaindurel.fr