Deuxième ouvrage jeunesse de Michèle Corrotti (texte et illustrations), A Zampugnotta est un livre bilingue, finement traduit par Ghjermana de Zerbi. Racontant l’histoire d’une petite aventurière, il s’inspire des souvenirs de maman de l’auteure.

Par : Marie Limongi Marchetti

« Qual’hè chì ha seminatu fraule Tagadà ? »

Après A Scola di i casi addisperati, Michèle Corrotti nous transporte de nouveau dans son monde sgaiuffu de l’enfance ; la nôtre, celle de tous les enfants di Corsica o d’altrò ; grâce à la traduction enjouée et savoureuse de sa complice Ghjermana De Zerbi. Livia, petite drôlesse que ses bêtises fantaisistes nous rendent immédiatement sympathique, Sophie nustrale et oghjinca, n’en rate pas une et n’a peur de rien… pas même de la Zampugnotta, avatar du grand méchant loup que l’intrépide Livia se verrait bien chevaucher !

Michèle Corrotti

Décidément, moins que jamais, les filles n’ont pas froid aux yeux et éduquent même leurs mamans ; nettement plus timorées. En inversant le jeu du coucou-caché, le loin-près freudien, Livia apprend à sa mère inquiète à dépasser l’angoisse de la séparation et à goûter au plaisir des retrouvailles. Jouer avec les peurs, n’est-ce pas les désamorcer ?

À lire aussi : A Scola di i casi addisperati, Michèle Corrotti, éditions éoliennes, lu par Marie Marchetti

Mais son charme indéniable, ce petit livre aux couleurs de fraise dans une belle édition cartonnée, le doit pour beaucoup aux dessins (faussement ?) naïfs de Michèle, où se lit toute l’irrévérence de son humour, comme un pied-de-nez à ceux qui, ayant oublié leur enfance, oseraient se prendre au sérieux.

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