Dans un monde à l’atmosphère viciée par la pollution et les manœuvres coupables, le détective privé Patagil se lance à la recherche de l’orchidée perdue. Un univers embrumé et amer, mais traversé par l’humour, caractéristique de la bastiaise Annette Luciani, alias Amy Shark.

Par : Marie Limongi Marchetti

Dans l’univers dystopique de la Ville rebaptisée le Grand Hôpital, les purificateurs d’air tournent à plein régime sans dissiper le brouillard fétide. Émanation des manœuvres non moins putrides de son dirigeant, Aboulfrik.

Mais au roman de Renart, tout n’est pas pourri. Et la geste met son héros à l’honneur. « Ancien champion de course tombé en disgrâce après une longue maladie », Patagil est un lévrier toxicodog. Reconverti en privé, se lance, pour quelques caillots de cristal, à la recherche de l’orchidée perdue… Pas facile dans un monde où les fleurs ne sont plus pour lui que de vagues souvenirs d’une jeunesse insouciante, où il levait la patte sans se poser de questions ! Comme les autres personnages, Patagil est un être mélangé. On y retrouve du Colombo, pour le look. Mais aussi du Philip Marlowe, pour l’observation cynique et pessimiste de la société corrompue dont il devient le héros malgré lui.

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L’humour, souvent acerbe et ironique est une constante du style d’Amy Shark. Plaisamment imagé mais sans ambages, il enrobe ce bonbon à la profondeur acidulée d’un miel délectable.  

Quant au titre du dernier chapitre, Tout est bien qui finit mal, il annonce sans ambiguïté que le deuxième épisode de la geste de Patagil est déjà dans l’écritoire


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