Dans cette tribune, Audrey Acquaviva nous parle de la sensorialité des mots.

En plus du plaisir, lire est une évidence. Une nécessité. Une respiration. Alors que paradoxalement, tout est mis en suspens et s’évanouit, l’être s’évade, imagine, explore, crée, apprend. Cette sortie de soi permet de vivre de nouvelles expériences et de guérir de ses maux par le sens offert. Peut-être d’avoir un destin. Quant aux réminiscences des livres, elles enveloppent, secouent, transcendent pour accéder au final à une découverte de soi. A une vie pleine. Certains pourraient parler de vie par procuration, pire de fuite. D’une non-vie. Mais ce serait omettre que les émotions sont ressenties et donc réelles. Sans compter les sens en éveil quand le regard s’empare des mots. Tandis que les narines palpitent et que les doigts caressent le grain du papier, les pages sont dévorées.

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