DOSSIER – Catherine Vincensini nous présente Milena Agus, et son oeuvre publiée en France chez Liana Levi.

Milan. Pour des raisons de santé, elle se rendsouvent à Gênes, afin de bénéficier de l’airmarin ; elle y côtoie des personnes âgéesqui titillent sa curiosité. Le vécu des gens, le besoin d’être proche de la mer constituent des éléments notables dans sa vie d’adulte, et pour l’écrivain qu’elle deviendra. Professeure d’italien et d’histoire, elle rejoint la Sardaigne pour enseigner à Cagliari dans un lycée technique. Retrouvant les traces d’un passé familial, elle s’y installe définitivement.

Fait-elle écho à notre attachement d’îlien, nous qui vivons en Corse ?

La passion qu’elle ressent pour la terre sarde apparaît dans ses récits. Fait-elle écho à notre attachement d’îlien, nous qui vivons en Corse ? Nos deux îles sont si proches ! Est-ce ceci qui nous rend Milena et ses écrits si familiers ? Possible, mais on notera que ses romans sont traduits dans vingt-six pays. C’est qu’ils touchent l’humain sans dessiner de frontières.

J’ai cru comprendre que ce qui plaît aux Français n’est pas tant le rire que le sourire. Et la légèreté avec laquelle on peut raconter les choses les plus pesantes de la vie

C’est en France que son second roman lui apporte la notoriété. Mal de pierres, écrit en 2006, est traduit et publié en 2007. Les lecteurs français sont séduits par cette fiction. L’histoire est singulière, étrange. L’héroïne y vit les tourments du désir d’amour fou. Nicole Garcia en fait un film en 2016, film qui récolte des critiques enthousiastes.

Liana Levi, l’éditrice française de Milena, confie à la journaliste du Point que son auteure dit de ses romans :« c’est ainsi que je vois la vie, misérable et merveilleuse »

Face au succès, l’auteure de déclarer, si joliment, dans un article du Point du 25 mars 2018 :« J’ai cru comprendre que ce qui plaît aux Français n’est pas tant le rire que le sourire. Et la légèreté avec laquelle on peut raconter les choses les plus pesantes de la vie ». Milena vit avec son fils unique, Alberto,jusqu’à son départ pour Paris où il étudieau conservatoire de musique. Pianiste de jazz, il s’installe à New York où il compose. Elle s’émeut quand elle parle de lui. Et elle le confesse, « Alberto apparaît dans tous mes romans », personnage quelque peu distrait.

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