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Il y a deux mois au hasard d’une conversation notre ami Raymond Mei me présenta son travail d’écriture le plus récent, son autobiographie. On sait qu’il écrit souvent, lorsqu’il le peut, des chroniques, des petits billets d’humeur et d’humour. Les lecteurs de Musanostra ont souvent profité avec plaisir de ses papiers.
Ce livre,  sur la couverture duquel on le voit en photo (noir et blanc),  sage dans son exil qui dura pratiquement un an,  le révèle à 8 ans, enfant de la citadelle de Bastia, au regard empreint de mélancolie, enfant exilé mais déjà déterminé. Et il lui faudra de la volonté pour dépasser toujours ses limites, ce qu’il n’a cessé de faire !
Malade il est envoyé en 1956 dans un préventorium sur le continent et la blessure de l’arrachement est telle que c’est à partir de cet événement fondateur qu’il construira sa narration. Elle mêle de façon très intéressante l’histoire du monde, de la Corse, de Bastia, de la Citadelle à la sienne. On apprend beaucoup à la lire.
C’est un récit à la première personne qui s’organise autour de 3 axes : sa famille, son univers, son enfance, son parcours personnel, ses activités, ses passions ; la citadelle et Bastia du milieu du 20 e siècle , la vie des habitants, les métiers, la cuisine, les fêtes, les drames, les mœurs ; puis la situation politique et sociale, les changements, l’espoir enfin, immense .
Vous l’aurez compris, c’est surtout un livre pour lui et pour les siens, que j’ai cependant lu d’un trait ! Un sacré travail, un document donc personnel et en même temps une somme à caractère ethnologique.  Un beau cadeau à faire à sa famille, pour qui en prend le temps et a la volonté de consacrer des heures et des heures à l’écriture.
Vous ne le trouverez donc pas en librairie ; mais si vous aviez envie de le parcourir, adressez vous à l’auteur, il saura vous renseigner (à joindre sur fb ou à raymond.mei@orange )
Marie-France Bereni Canazzi
 
 


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