Roman japonais à succès, « Je veux manger ton pancréas » raconte l’histoire d’amitié entre une jeune fille atteinte d’une maladie mortelle et un garçon réservé. Un récit sans effusion, mais plein de poésie et d’une sensibilité rare.

Par : Elina Marcelli-Bertrand 

« Kimi no suizou wo tabetai » est un film d’animation japonais adapté en roman et au fond, malgré leurs quelques différences, le film et le livre sont pareils et relatent tous deux la même histoire. 

« Je veux manger ton pancréas » !

À ces mots, je me figeai.

« j’ai vu ça hier, à la télévision. Autrefois, si une partie de son corps était malade, on mangeait la même partie du corps d’un animal pour guérir. C’est pour ça que… Je veux manger ton pancréas » !

En temps normal, je l’aurais ignorée. Qui ça ? Sakura, ma camarade.
Elle était atteinte d’une grave infection du pancréas qui la condamnait, et pourtant... C’est avec moi, un parfait inconnu, qu’elle avait choisi de partager ses derniers jours.
Sa seule requête : que l’on vive ensemble une vie entière, le temps d’un printemps...

Unis par le secret


J’ai adoré ce roman rempli de poésie. De plus, afin de faire passer les émotions du film, les mots choisis le rendent d’autant plus émouvant. Par ailleurs, dans cet ouvrage, le personnage principal et Sakura sont très bien développés. En effet, l’auteur a bien mis en évidence leur philosophie de vie et leur personnalité. En revanche, d’autres personnages qui font pourtant bouger l’histoire, comme Kyoko sont à vrai dire, un peu laissés de côté.

Le livre nous fait voyager et nous transporte dans le quotidien de ces deux lycéens unis par un secret et qui comprendront le sens du mot vivre

« Apprendre à connaître une personne, l’aimer, la détester, passer du bon temps ou un mauvais moment avec une autre, se tenir la main, s’enlacer, croiser un chemin. Voilà ce que signifie vivre ». 

De nombreux thèmes sont abordés. Tels que la mort, la différence, le rejet, l’amitié et la vie. Mais malgré cet univers sombre et mélancolique, l’auteur a su tout de même ajouter une dose d’humour et de bonne humeur. Ce qui nous ferait presque oublier le destin tragique de Sakura. 

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De plus, la culture nippone est très présente, ce qui nous apprend beaucoup sur les habitudes des Japonais et leurs coutumes. 

En conclusion, ce roman de toute beauté, à la fois poétique et émouvant mérite d’être lu ! 

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