Marie-France Bereni-Canazzi et Kévin Petroni reçoivent Françoise Lavocat, professeure à l’Université Sorbonne Nouvelle, afin d’évoquer la nécessité d’une frontière entre récit fictionnel et récit factuel.

Depuis 2016, et l’élection de Donald Trump, le monde est entré dans l’ère de la fake news, l’ère du soupçon. Ce soupçon résulte d’une confusion entre la fiction, ce qui est nous est raconté sans que le propos tenu ait pour but la vérité, et le fait, qui a précisément pour objectif de fonder un discours véritable.

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Ère du soupçon, ère de la confusion dans laquelle la presse s’empare des techniques de la fiction pour raconter des éléments d’actualité. Songeons au storytelling. Ère de la feintise où la fiction raconte, avec plus de d’efficacité et de sérieux, des faits qui n’existent pas.

Suspendre le jugement critique du lecteur

Au fond, « c’est le moment de croire », comme le disait Bernard Profitendieu au tout début des Faux Monnayeurs de Gide. Suspendez votre jugement critique, laissez-vous aller à penser ce que l’on vous raconte ; laissez-vous charmer. C’est pourquoi, dans cette lutte contre la passivité, l’ère de la confusion, celui du brouillage entre fait et fiction, implique la nécessité d’établir une frontière ; frontière entre le récit fictif de l’écrivain, du réalisateur, du dramaturge et le récit factuel du journaliste ou du chercheur.

La frontière, une arme intellectuelle contre la désinformation

La frontière restitue des armes d’analyse intellectuelle contre la propagande ou la désinformation. Reste donc à savoir, avec Françoise Lavocat, auteure de Fait et fiction aux éditions du Seuil et des Personnages rêvent aussi chez Hermann, et Marie-France Bereni Canazzi, sur quoi repose cette frontière, comment la franchit-on et comment la négocions-nous ? 

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