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Festivals littéraires

Salon du livre de Bastia : le compte-rendu

Retour en images sur le premier salon du livre de Bastia organisé par la municipalité, les éditions Éoliennes et par Musanostra, le 19 septembre sur la place du marché. Et en bonus, quelques échanges enregistrés avec Frédéric Aribit, Pascal Ottavi, Pierre Jourde et Guidu Benigni.


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Échanges

Rencontre avec Frédéric Aribit, écrivain, en compagnie de Janine Vittori . La rencontre, animée par Pascal Ottavi, s’est déroulée à la médiathèque l’Alboru.
Rencontre avec Pierre Jourde, écrivain, en compagnie de Catherine Vincensini et de Kévin Petroni

A lire aussi : La lettre ouverte de Catherine Vincensini à Pierre Jourde

Rencontre avec Guidu Benigni, écrivain, en compagnie de Marianne Lalliman

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Au cœur de l’événement

Presse

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Remerciements

Nous tenions à remercier chaleureusement l’ensemble des auteurs et des éditeurs présents lors de cette première édition du salon du livre de Bastia.

Nous tenions à remercier tout aussi chaleureusement la Mairie de Bastia, en particulier Mattea Lacave et Lisandru de Zerbi, et l’ensemble des équipes de la ville.

N’oublions pas nos autres partenaires, les éditions Éoliennes, les éditions La Trace, les éditions Eléments de langage, les Éditeurs de Corse, la Collectivité de Corse, sans qui cet évènement n’aurait pas été possible.

Un grand merci aux médias et journalistes qui ont accompagné ce festival. Un grand merci à Corse-Matin, aux journalistes Jean-Baptiste Croce et Isabelle Lançon-Paoli, à Corse Net Infos et à la journaliste Livia Santana, à Claire Giudici de l’Informateur Corse, à Marie Bronzini de RCFM, à Alta Frequenza, et au journaliste Julien Pernici, et au Petit Corse.

Enfin, nous vous remercions, vous autres lecteurs flâneurs ou passionnés, d’avoir permis à ce moment d’être un succès.

Nous vous retrouvons l’année prochaine, et d’ici là, bonnes lectures !

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L’équipe

Présidente : Marie-France Bereni-Canazzi.

Directeurs : Antoine-Marie Canazzi, Kévin Petroni.

Membres de l’équipe : Audrey Acquaviva, Laure Antoni, Francis Beretti, Cristofanu Ciccoli, Sophie Demichel Borghetti, Alain Franchi, Louis Garcia-Guerrini, Eugène Gherardi, Laëtitia Giannechini, Marion Houssin, Marianne Lalliman, Cynthia Lassey, François-Marie Lucchetti, André Martelli, Mathilde Mattei, Lucia Memmi, Isabelle Pasqualini, Anne-Marie Sammarcelli, Janine Vittori.

Articles

« Ceux qui m’aiment…". Les mots d’amour d’un artiste. Patrice Chéreau /Pascal Greggory

par Sophie Demichel-Borghetti

Il est des moments qui sont événements, et « Ceux qui m’aiment… »  est un événement qui, au-delà d’être un grand moment de théâtre, est bien autre chose : par surprise, avec un infini courage et  une magnifique douceur, se produit l’impensable : Un homme, avec les armes du comédien, se fait le passeur d’une âme. 

Ce qui va nous arriver n’est pas ce à quoi l’on s’attend, n’est pas ce que l’on  pense qu’il va nous arriver. « Ceux qui m’aiment…», ainsi, est un miracle, ce qui une parenthèse étrange et essentielle : un « dire » de l’essentiel, de reste, de ce qui compte dans ce métier incroyable, impossible qu’est d’être faiseur de spectacles, ou raconteur d’histoires, comme le voulait Patrice Chéreau.

« Chacun de nous est pour soi-même un inquiétant étranger » écrivait-il aussi dans son Journal de travail. Et son acteur, alors, pénètre cette inquiétante intimité, nous la fait doucement approcher,  en nous livrant les mots de celui qui cherchait la lumière au creux des choses silencieuses.

Et cette parole passe par la mémoire, mémoire des textes travaillés, des auteurs évoqués, comme l’immense Bernard-Marie Koltès, des films traversés ensemble, ce  croisement de leurs expériences, de leurs vies qui habite Pascal Greggory.

L’acteur se tient debout dans ce tourbillon de réminiscences, d’évocations fortes, corps vivant qui se met en danger pour dire la souffrance et le bonheur de la création, indissociables l’un de l’autre. Et sa présence irradie de cette passion douce et douloureuse, pudique aussi, tellement… comme par ces traces de l’intime qu’il égrène au plateau dans des feuillets lâchés, des lettres personnelles évoquées.  

Et nous sommes conviés à un voyage entre les lignes de la création, voyage qui fait traverser les vies de l’artiste en metteur en scène par l’ « artiste en saltimbanque » qu’est Pascal Greggory, sur cette scène où il va convoquer la présence vivante de ce que fut le travail de Patrice Chéreau, sur le texte, l’acteur, et le sens de cette passion qui sera toute sa vie.

La puissance de ce texte, dans les frémissements d’une mise à nu pudique, est de rendre audible, visible, le sens toujours évanescent du travail de l’artiste ; dans son rapport au texte, aux images, qui toujours échappent. 

« Ceux qui m’aiment… »  nous offre le cadeau d’entendre, de ressentir, de percevoir ce qui travaille cet artisan du texte qu’est le metteur en scène, sa passion, son élément : Les textes – les grands textes, ceux qui se dépassent toujours – et les images, les images toujours plus grandes que ce que l’on voit. 

Là est sa recherche, dans sa vie, dans son œuvre : parce que la  recherche intime rejoint le devoir artistique, ce « devoir faire » impératif : « mon seul métier », dira-t-il. Et ce métier, c’est transmettre une pensée, celle qui n’est pas dite, celle qui est toujours à découvrir. Ce qu’il y a à faire c’est juste ça : transmettre une pensée. Et cette pensée se cache dans les caches et les absences que l’artiste doit révéler : faire « être » une pensée, cette pensée devinée dans ces textes qui vous hantent et dont on ne peut se défaire.

L’essentiel est le caché, ce qui n’est pas écrit. S’il faut se « soumettre » au texte, c’est sans le respecter à la lettre, mais en en étant saisi, captif, amoureux. Ce qui est le texte n’est pas ce qui est écrit dans le texte. C’est ça qu’il faut trouver. Et l’image est là pour dire ce qui n’est pas montré, ce qui justement n’est pas à l’image !!

Comprendre les textes, c’est en écouter les silences. Ecouter le monde, c’est être infiniment attentif. Il faut faire attention à l’autre, à tous les autres. Aux silences des textes et aux silences des acteurs, là où tout se joue, peut-être., L’attention, c’est l’amour de tous les autres, vers un autre impossible, cet étranger que l’artiste cherchera en lui-même et en ses frères et sœurs  de lutte et de travail. C’est pourquoi l’élément où se meut l’artiste n’est que modification continue, tout aussi passionnante que terrifiante.

Et nous arpentons avec Pascal Greggory cette perpétuelle modification qui constitue le travail et la vie de qui s’attache aux mots et aux images du monde, pour en faire naître le sens, avec sa sueur, ses rires et ses larmes, avec ceux qu’il a rencontrés, aimés pour faire advenir avec eux, en eux – même sans qu’ils ne le sachent – un sens perpétuellement à chercher en ce monde. 

Mais si ce travail est parfois une souffrance, nous entendons aussi qu’il est une joie sans fin, par les rencontres, les émerveillements de découvertes auxquelles on ne croyait plus. 

Et l’aventure peut-être surprenante souvent, drôle aussi, parfois; comme ce jour où  Koltès aurait dit à Patrice Chéreau que, peut-être, ses textes étaient « injouables ». Sans doute est-ce vrai. Mais c’est parce que c’était impossible à faire que Chéreau en a fait du théâtre. 

Et ce que Pascal Grégory ose là, pour aller jusqu’au bout du texte, est aussi impossible à faire : faire revenir la scène de « La solitude.. » au pas du client, se laisser encore dangereusement envahir par Anjou… Et pourtant, les métamorphoses sont là. Et c’est parce que c’était  impossible qu’il n’a pu le faire qu’en scène, à la fois présent et absent.  

« Il ne suffit pas d’aimer le théâtre, il faut que le théâtre vous aime »  est un souffle parfois inquiétant qui habite les coulisses des spectacles, des plateaux. Non seulement Patrice Chéreau a aimé le théâtre, mais le théâtre l’a aimé.  C’est de cette histoire d’amour qu’il est question dans chacun des mots de « Ceux qui m’aiment… ».

Si Jacques Lacan a écrit qu’ « aimer, c’est donner ce qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas », cet Amour est le destin de tout artiste, il est cette histoire qui nous est, là, livrée. L’artiste ne possède pas ce pouvoir étrange et fabuleux de transmettre ce que l’art invente malgré tout, malgré nous; malgré ceux qui l’aiment, malgré ceux qu’il aime : Il en est le passeur. 

Pascal Greggory nous laisse en offrande, dans les mots habités de cet immense peintre du vivant qu’est Patrice Chéreau, son désir fou d’artiste, cette passion toujours inachevée de ne cesser de ré-inventer le monde. Cette parole fut, ce soir-là, pour nous, celle, portée au-delà de lui-même, de celui-là qui a cherché à révéler les traits cachés des hommes, à fixer le reflet des choses. 

Et pour ceux qui l’aiment, au bout de ce bouleversant passage, ces mots, à jamais, résonneront.  Parce que l’amour ne meurt pas.

Festivals littéraires

I Sulleoni

Bastia 2019

« L’Italie européenne » , Place Vattelapesca

Invité : d’Italie , Roberto Ferrucci

de Corse , Patrizia Gattaceca, Toni Casalonga, Stefanu Cesari, Alanu di Meglio…

Ouverture et présentation de c e moment par K Petroni

Ouverture de ce moment d’échanges sur l’Italie, ses apports, ses échanges, ses influences et sa place dans l’Europe

Présentation , organisation et animation de Kévin Petroni

Patrizia Gattaceca ( chants : la ceinture de Paul Valery, traduction et adaptation pour l’album Carmini , puis interprétation de « lamento pour la mort de Pasolini » ) et lecture d’un extrait de Le Guépard

Christian Pierraccini Le Guépard « Don Fabrizio et le plaisir de la lecture en famille »

Véronique Della Tomasina , lecture d’un extrait de roman d’Italo Calvino

Réponse aux questions de K Petroni et lecture de 2 beaux textes dont l’un sur les îles Maddalena et Capraia

Lucile

Roberto Ferrucci

lecture par Jean Marc Riccini d’un extrait de son dernier livre Ces histoires qui nous arrivent

Toni Casalonga

Tony Casalonga Peintre, Plasticien

Sophie Demichel Borghetti

Valérie Franceschetti, Voyages de Scarmentado, Voltaire

lecture de Voyages et autres voyages dA Tabucchi

Extrait de l’oeuvre de Gomorra de Roberto Saviano par Jean Noël Casale

Articles

Rencontre avec Elliott Murphy

le 5 juin 2019, partenariat Mairie de Bastia/ Musanostra

Tout un réseau de connaissances et d’amitiés nous a permis de créer cet événement hors du commun, dans le cadre magique des Jardins du Musée de Bastia

Découvrir ce musicien écrivain : https://rythmncorsica.com/2019/03/09/just-a-story-from-elliott-murphy/

Tout était prêt à 21h (installations, sono, éclairage, merci à la mairie et à S Ciavatti, du musée…) pur accueillir ce spectacle lecture musicale de l’oeuvre Marty May, célèbre roman du musicien écrivain, qui l’a publié chez l’éditrice Joëlle Losfeld. Marty May, traduit de l’américain, raconte un pan de la vie d’un musicien avec succès et délires. Les lectures ont été assurées par Françoise Viallon Murphy et Elliott , à la guitare et l’harmonica, nous a régalés entre chaque extrait d’un de ses tubes : moments de grâce !

Françoise Viallon, comédienne, usant des extraits de Marty May

Le public a été conquis

Disques, livres que les passionnés et les curieux ont pu faire dédicacer grâce à la petite librairie installée sur place

Festivals littéraires

Libri prisentati u 30 di maghju in Bastia Livres présentés le 30 mai 2018 à Bastia

Le dossier Félix Decori, Albiana 2018
Lecture de Marianne Laliman

 
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Aviamu u piacè di riceve à Ghjacumu Fusina, ghjuntu à parlacci di u so ultimu libru, Le dossier Felix Decori. U rumanzu ci conta a scuperta -è si pò ancu parlà d’inchiesta- ch’elli facenu i persunagi di Jean è Marie nant’à un terzu persunagiu, storicu questu quì, Felix Decori.

I dui giuvanotti, innamurati è chì stanu inseme da pocu in Parigi, si sò visti rigalà da un amicu una publicazione di a currispundenza di G. Sand è Alfred de Musset editata da Felix Decori, avucatu pariginu ricunnisciutu è d’origine corsa.
Incuriusiti è passiunati di literatura, Jean è Marie cercanu di sapenne di più nant’à Decori è, attempu, di capì a rilazione ch’uniscia à Sand è Musset, ch’elli provanu d’analisà in ribombu cù i so propii sintimi.
Femu u passa è veni trà l’amore di i scrittori è a vita di Decori è ghjè cusì chì u libru prupone à u lettore una scuperta -scuperta in ribattu- di a vita literaria in Parigi à 2 epiche : quella di Sand è Musset è quella di Decori, à u principiu di u vintesimu seculu.
Seguitendu l’interrugazione di i dui persunagi è e so ricerche, amparemu elementi precisi di a storia literaria è di manera più larga culturale, ma ancu di a storia pulitica, chì Felix Decori hà occupatu una pusizione vicina di u putere, in particulare à u mumentu di a prima guerra mundiale.
Pudiamu suppone chì u rumanzu era statu custruitu cù u risultatu di ricerche fatte da l’autore ellu stessu, chì a curiosità di Jean è Marie era ancu a soia.
È ghjè ciò chì l’avemu dumandatu di cunfirmacci. E spiegazione di Ghjacumu Fusina ci anu permessu di capì cum’ellu s’hè assestatu u prugettu di stu libru, natu di u so interessu pè u persunagiu di Decori è pè a vita culturale parigina.

Agenda

PASCAL MARCHETTI , présentation du 30 mai 2018, Musanostra, Salon du livre de Bastia

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Portrait photographique: Getty images. Gilles Saussier
 
par Francis Beretti

Pascal Marchetti , qui vient de décéder (le 17 mai),était né en 1925 à San Nicolao, d’une mère enseignante, d’un père journaliste.

Il fit ses études primaires à Paris, ses études secondaires au lycée de Bastia. Reçu à l’agrégation d’italien, il obtint son premier poste à Lille, puis il passa deux ans au Lycée de Bastia.

Il enseigna à l’Université de Bologne, puis, pendant neuf ans à l’Institut universitaire de Naples. A la fin des années 60, il revint à Paris.

Au début des années 70, il fut l’un des grands acteurs du bouillonnement culturel qui agita l’île. Auprès de Fernand Ettori, entre autres, il siégeait régulièrement aux Università d’estate à Corte. Quand Radio Corsica Internaziunale fut créée, il s’en prit aux
« tontons brouilleurs » qui essayaient de la museler.

En 1971, Pascal Marchetti participa à un ouvrage qui fit date, Main basse sur une île, défini par Aimé Pietri comme « la bible des contestataires ».

La même année 1971, parut son premier ouvrage marquant, Intricciate e cambiarine, manuel de grammaire corse, édité en collaboration avec Dumenic’Antone Geronimi.1

Ce manuel expose des trouvailles lumineuses, d’un point de vue de la pédagogie du corse : les « intricciate » CHJ ou GHJ, des lettres composées qui rendent bien l’originalité phonétique de la langue. Les « cambiarine » sont les consonnes mutantes, qui se prononcent différemment, selon leur place dans la phrase. Le manuel assure la cohérence de la graphie du corse, et propose une terminologie linguistique qui se démarque du français ou de l’italien, ainsi, par exemple « u santacroce », pour l’alphabet, et « l’incalcu », pour l’accent tonique.

Pascal Marchetti publie dans la célèbre collection Assimil Le corse sans peine.

En 1980, il restitue, chez Flammarion, Une mémoire pour la Corse, où il déploie tous ses talents d’historien, de linguiste, et de polémiste, et que Marie-Jean Vinciguerra juge « incisif dans l’analyse, avec « le regard froid d’un scientifique et d’un moraliste
sans concession ni complaisance »2

Autre ouvrage important, La corsophonie. Un idiome à la mer, qui clarifie considérablement le sempiternel débat sur la double appartenance du corse : langue/ ou dialecte. Comme l’explique Marie-Jean Vinciguerra, « on identifie abusivement le binôme langue italienne/ dialecte corse, et un binôme langue française/ dialecte corse. Or, la transposition dans un contexte où la langue dominante n’appartient pas à la même famille [linguistique] conduit nécessairement à la folklorisation du dialecte ».3

En 2001 paraît chez Alain Piazzola la deuxième édition, revue et augmentée de L’usu corsu, dictionnaire des mots d’usage et des locutions du Nord et du Centre de la Corse avec les équivalences dans les langues italienne et française.

Entre temps, Pascal Marchetti avait publié, aux éditions Cismonte e Pumonte, une sélection des billets intitulée Impinnatelle qu’il avait écrits pour Kyrn, sous le titre de « In quattr’e trè sette »

En 2004, Alain Piazzola publie les « chroniques d’identité » de Marchetti sous le titre de Le corse dans tous les sens.

La même année, dans la revue Commentaire, Marchetti fait une recension de l’ouvrage d’Olivier Durand La lingua còrsa, publié à Brescia en 2003, sous le titre de « La lingua corsa à l’heure de vérité ».4 Une fois de plus, il a ainsi l’occasion de fustiger les « manipulations idéologiques visant à éloigner le corse de l’italien ». Il déplore que dans la préparation au CAPES de corse, ni l’étude de l’italien, ni celle de la linguistique romane et du latin ne fassent partie du cursus.

En 2011, Alain Piazzola publie son dernier ouvrage : San Nicolao, notes et documents, la première monographie de cette commune du Murianincu.

Pascal Marchetti, un « grand dérangeur », un maître à penser qui a marqué son temps dans le domaine de la linguistique corse, et même de la pédagogie, un intellectuel dont l’engagement passionné n’altérait pas la lucidité. En un mot, un « maestru » dont on se doit de relire, de méditer, et de retenir les leçons.

 

1 Intricciate e cambiarine, manuel pratique d’orthographe corse, Les éditions Beaulieu, 94 Nogent sur Marne, 1971
2 Kyrn magazine, 4 août 1989
3 Marie-Jean Vinciguerra,« Lingua corsa:avatars ou métamorphose», in Kyrn Magazine, 4 août 1989, p. 54-55.
4 Commentaire, 2004, numéro 108, p. 1140-1141

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Agenda

Rencontre avec Claude Arnaud, auteur de Portraits crachés, éd. Bouquins , samedi 14-04, mairie annexe de Ville de Petrabugno

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Ce samedi 14 avril une certaine effervescence régnait autour de la mairie annexe de Ville de Petrabugno. De nombreuses personnes se pressaient afin d’assister à une rencontre littéraire organisée par l’association bastiaise Musanostra qui accueillait le romancier et essayiste Claude Arnaud. Lauréat du prix Femina de l’essai en 2006 pour Qui dit je en nous ? l’éminent auteur s’est prêté très volontiers au jeu des questions des lecteurs présents ce jour-là.

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Michel Rossi accueille l’auteur et l’association Musanostra
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Il a tout d’abord été question de son dernier ouvrage Portraits crachés paru en décembre 2017. Cette réflexion sur l’histoire du portrait en général avait en effet de quoi fasciner le public. Claude Arnaud a montré comment l’autoportrait et plus largement le portrait ont évolué au cours de l’histoire littéraire. Il a montré comment le genre s’est développé et affirmé au cours du XVIIème siècle. Les nombreuses anecdotes qui sont venues ponctuer sa démonstration ont suscité chez les lecteurs la curiosité et l’envie d’aller plus loin dans la connaissance de la littérature. Passionné, travailleur acharné, Claude Arnaud s’est longuement expliqué sur les orientations de son œuvre et sur son goût du récit de soi.

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Ont été ensuite abordés d’autres aspects de son œuvre aussi riche que variée. C’est ainsi qu’on a pu parler de l’un de ses romans Je ne voulais pas être moi (3e d’une trilogie), récit bouleversant sur la renaissance après les terribles épreuves qui peuvent briser l’existence. Avec beaucoup de pudeur, l’auteur a évoqué ses racines corses, sa famille, les drames et ce que la lecture a pu lui apporter. Les différentes questions des lecteurs posées à ce moment-là ont pu renseigner le parcours de cet écrivain qui par l’écriture et la lecture a su se renouveler et renaître de ses cendres.

Alain Franchi lisant L‘avis au lecteur des Essais de Montaigne
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Autre facette de Claude Arnaud qui est apparue par le biais d’une autre intervention : celle du biographe. Effectivement, en 2013, paraît Proust contre Cocteau dans lequel Claude Arnaud s’est intéressé à une amitié finalement assez méconnue. À travers cet ouvrage extrêmement précis, on découvre que si Proust a vu en Cocteau son jumeau et si l’admiration fut réciproque, ils ont fini malgré tout par s’éloigner et surtout pas ne plus peut-être se comprendre. Claude Arnaud explore donc cette amitié tumultueuse en ne manquant pas de rendre compte du bouillonnement intellectuel de l’époque.

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Ce que le public retiendra de cette rencontre, c’est sans nul doute la sensibilité d’un lecteur passionné qui est aussi un chroniqueur, la grande disponibilité et l’humilité d’un auteur dont les connaissances, impressionnantes, sont simplement partagées, pour le grand plaisir des uns et des autres.

Stefanu Cesari lisant un portrait, celui d’Alceste dans le Misanthrope
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La soirée s’est terminée par des dédicaces, la librairie Papi ayant accompagné l’événement, puis autour d’un buffet dînatoire offert par l’équipe de la municipalité de Ville de Petrabugno, occasion de prolonger les échanges et discussions.

À n’en pas douter un beau moment de lecture…Les prochains rendez-vous que vous donne l’équipe de Musanostra, c’est le 17 mai à Una volta pour des lectures avec Lectures du halo et éditions Eoliennes, le 30 mai à Bastia pour A festa di a lingua avec de nombreux auteurs et le 16 juin à Luri avec Alice Zeniter, finaliste du prix Goncourt, Nadia Galy et Gilles Zerlini.

Marine Simonciosi présentant Qu’as-tu fait de tes frères ? 
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Articles Cafés littéraires

Rencontre avec Jean-Noël Pancrazi

 
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Jean-Noël Pancrazi a été notre invité le 28 mars 2018 et ce fut une très belle rencontre.
Il nous faut remercier  non seulement l’auteur mais aussi ceux qui ont permis ce moment, les éditions Gallimard, Pierre Gestède, Le bistrot des voyageurs et son équipe, Corse matin avec Michel Maestracci et Pierre Negrel et tous ceux qui nous ont aidés !
Pour ce moment on a privilégié comme cela  l’accoutumée ne rapide présentation de l’œuvre lue et une ou des questions à l’écrivain reçu : avec JN Pancrazi dont le public connaissait l’œuvre, nous avons pu apprécier la qualité des interventions et la chance constituée par la bienveillance, la clarté et le talent de l’auteur
 
Nathalie Malpelli a, par exemple, interrogé l’auteur sur certains points de La montagne 
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Janine Vittori a lu Quartiers d’hiver et d’autres œuvres , d’où ses questions sur la mémoire, les moments terribles qui ont sonné le glas de l’insouciance
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Madame Arnoul, lu par Marie-Luce Calligari
https://assomusanostra.wordpress.com/2018/03/10/madame-arnoul-de-jean-noel-pancrazi-gallimard-1995/
Le dernier livre de JN Pancrazi Je voulais leur dire mon amour par Sophie Demichel Borghetti :
https://assomusanostra.wordpress.com/2018/01/22/je-voulais-leur-dire-mon-amour-de-jean-noel-pancrazi-gallimard-une-lecture-de-sophie-demichel-borghetti-janvier-2018/
keKévin Petroni a lu
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https://assomusanostra.wordpress.com/2018/03/10/madame-arnoul-de-jean-noel-pancrazi-gallimard-1995/
autre lecture de Jean-Pierre Castellani
https://assomusanostra.wordpress.com/2018/01/19/je-voulais-leur-dire-mon-amour-de-jean-noel-pancrazi-gallimard-2018-a-la-recherche-du-temps-perdu-par-jean-pierre-castellani/
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Merci à Corse matin qui a suivi cet événement !
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laborieux jn et moi
 
 
En savoir plus sur nos événements ?
 https://assomusanostra.wordpress.com/2018/03/17/agenda-musanostra/

Articles

UNA QUESTIONE PRIVATA, livre et film, une proposition signée Mia Benedetto

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A l’occasion du trentième Festival du film italien, sera projeté le film des frères Taviani, Una questione privata, adaptation du roman éponyme de l’écrivain et ex partigiano Beppe Fenoglio. Je m’étais intéressée dans mon précédent article à la transposition au cinéma de deux romans de la récente littérature transalpine (Les deux films étaient La tenerezza qui sera présenté d’ailleurs durant le Festival et à La ragazza nella nebbia). N’ayant pas encore vu le film qui s’annonce particulièrement intéressant, je me suis penchée sur le roman de Fenoglio qui constitue une œuvre majeure de la littérature italienne de l’après guerre

 
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BEPPE FENOGLIO
Beppe Fenoglio, né Giuseppe Fenoglio originaire de la région Langhes, qui sera le théâtre fascinant de ses œuvres, est un écrivain, issu d’une famille modeste, son père étant boucher dans la petite ville de Alba. Sa formation intellectuelle débute durant ses années de lycée auprès de ses professeurs dont certains seront pour lui de véritables maitres à penser et deviendront par la suite des compagnons de Résistance. Parallèlement le jeune adolescent se passionne pour la littérature anglaise et américaine, influences qui imprégnent son tissu narratif. Ses études universitaires sont perturbées par la situation politique et la guerre, en 1943 il suit un cours d’officier puis s’engage dans la résistance d’abord aux côté des brigades garibaldines puis au sein des troupes de Badoglio. Aux lendemains de la guerre il aspire à écrire mais il est obligé de subvenir à ses besoins, en travaillant dans une entreprise oeonologique qui l’engage au vu de ses compétences en anglais . Il mène de front son emploi de traducteur et son activité d’écrivain . Quelques nouvelles sont publiées qui témoignent de son expérience de partisan. A l’aube de la quarantaine, c’est un auteur à la rénommée circonscrite uniquement aux cercles culturels exclusifs de la littérature piémontaise, il est proche cependant d écrivains déjà connus comme Italo Calvino. C’est aussi le moment pour Fenoglio d’une crise existentielle, l’auteur refuse une œuvre monothématique qui serait vampirisée par son expérience de la guerre civile dans les Langhes. Il veut écrire « un libro grosso » qui lui permettrait de s’affranchir de son expérience d’ex partigiano, mais aussi de sa condition d’écrivain de la mémoire partisane. « Basta coi partigiani ». Se pose alors le problème de la forme pour Fenoglio et pour d’autres auteurs. Retranscrire ce moment exceptionnel de l’histoire italienne apparaît comme un défi inédit pour les auteurs transalpins.

ECRIRE LA RESISTANCE
De nombreux témoignages apparaissent très vite en Italie mais sur le plan romanesque le bât blesse et à partir de 1949 s’ouvre dans la péninsule une querelle littéraire, dont le chef de file est Italo Calvino, auteur du très beau Sentieri dei nidi di ragno, dans lequel l’écrivain montre le conflit à travers les yeux d’un enfant Pin et tente à travers la microhistoire de livrer un roman libéré de la mémoire individuelle et de l’autobiographie, aspirant ainsi à l’universalité. Calvino appelle de ses voeux le roman qui sera la Résistance, « il poema » chantant la lutte entre fascistes et anti-fascistes et le spectre de « l’Italia senza » affleure, la polémique rappelle celle des intellectuels du XXVIIIème qui se lamentaient de l’absence en Italie de tragédiens. Avec son « libro grosso » Fenoglio voudrait résoudre cette équation de la représentation de la lutte fratricide des années quarante, mais l’écrivain considère finalement cette tentative comme un échec qui provoque la scission de sa maxioeuvre en deux : naissent de cet ébauche du « libro grosso », qui suit les vicissitudes du résistant Johnny, deux livres Primavera di bellezza et Il partigiano Johnny, volume qui paraitra posthume en 1968. Fenoglio résume cette expérience comme la création d’une œuvre aromanesque, qui se noie selon lui sous la multitude des personnages et des évènements, le cycle de Johnny échoue et de ses ruines naissent toute une série de microrécits comme si Fenoglio se rendait compte de l’impossibité de résumer, de représenter en une seule fois la Résistance.Le jugement de Fenoflio apparaît particulièrement sévère à propos ces deux œuvres qui sont considérées aujourd’hui comme des œuvres essentielles de la littérature de la Résistance. On assiste à une diminution notable des œuvres sur la lutte à la fin des années cinquante, et l’absence du Roman qui sera la Résistance est toujours d’actualité,cependant au début des années soixante resurgissent des romans intéressants sur ce moment de l’histoire sous l’impulsion peut-être d’une crise politique avec l ‘autorisation de rassemblements néofascistes qui éveillent les mémoires de la Résistance. Fenoglio reprend sa quête du Roman de la Résistance.

UN « VERO » ROMANZO
Pour son nouveau roman sur la guerre civile, Fenoglio cherche à se concentrer sur un unique épisode, situé pendant l’été 44 et dans lequel l’auteur essaie de faire converger tous les éléments et les aspects de la guerre civile. Les espoirs du « libro grosso », une fois évanouis, l’auteur piémontais s’attaque à un « vero » roman partisan. Qu’ est-ce Fenoglio entend par roman ? Pour lui un « vrai » roman ne se contente pas de suivre les péripéties d’un personnage du début à la fin de la guerre, selon le projet originel du « libro grosso », le roman se concentrera sur un nombre réduit de personnages et d’évènements. L’histoire de Johnny semblait être modelée surtout à partir de la mémoire partisane et c’est sans doute pourquoi Fenoglio parlait de roman « aromanesque », car le parcours de Johnny ressemble à tant d’autres parcours de jeunes partisans.Le point de départ pour Una questione privata est l’intrigue romanesque et le rapport entre la petite histoire du protagoniste et la grande Histoire collective revêt une configuration inédite. Le personnage principal est Milton, résistant et aussi amoureux malheureux, victime d’un système triangulaire formé également par Fulvia, la femme désirée par le protagoniste mais aussi par Giorgio, ami de Milton et compagnon de lutte antifasciste. Giorgio sera capturé par les fascistes et Milton essaiera de sauver son ami mais aussi de comprendre la nature de la relation entre Fulvia et celui-ci. « Amori » et « armi » s’entremèlent, et cest pour cela que Calvino rapprochera le roman fenogliano à l’Orlando Furioso.Les critiques seront mitigées, beaucoup reprocheront à l’auteur d’oberver la guerre civile par le prisme de l’histoire d’amour mais le jugement de Calvino est plus qu’enthousiaste : « Il libro che la nostra generazione voleva fare adesso c’è, e il nostro lavoro ha un coronamento e un senso, e solo ora grazie a Fenoglio possiamo dire che una stagione è compiuta, solo ora siamo certi che è veramente esistita… », « Una questione privata rappresenta la Resistenza ». Donc maintenant le « vrai » Roman de Résistance existe et à travers lui Fenoglio livre une oeuvre inspirée qui reflète la péculiarité et l’ambiguité de cet épisode, de cet arc temporel de vingt mois, où les hommes peuvent être tour à tour victimes et bourreaux. La disparition prématurée de l’écrivain emporté par un cancer des poumons signe la fin d’une œuvre majeure .
LE FILM
Nous aurons donc la chance de voir l ‘adaptation de ce roman clé de la littérature contemporaine transalpine par les frères Taviani , maitres du cinéma italien qui reviennent pour la seconde fois sur cet épisode emblématique de l’histoire italienne, après « La notte di San Lorenzo », sorti en 1982. A noter l’interprétation de Luca Marinelli, nouvelle coqueluche du cinéma italien qui laisse présager une incarnation fièvreuse et inspirée du personnage de Milton

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Mia BENEDETTO
 
 

Festivals littéraires

Bastia Festa di a lingua è di a literatura Ghjugnu 2017

 
 
 
 
 
 
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Ouverture à 16 heures, il faisait encore très chaud ! Avec Kévin Petroni et Carla Spinelli
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Jean-Michel Neri
Auteur très demandé, très lu qui est venu de Ghisonaccia pour retrouver son lectorat ! l’occasion pour nous de rappeler le succès de La peau de l’olivier, de Minoru et d’évoquer sa dernière publication :
 
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Stand des éditions A fior di carta avec JeanPierre Santini et Dominique Piferini. Qui est-elle ? Présentation en quelques lignes

D Piferini : Je ne peux ni ne veux décliner une biographie comme un long curriculum vitae. Avoir fait quelques études de Lettres, de Sociologie et de Management n’est pas déterminant dans mon parcours d’écriture car mes premiers écrits furent des cahiers d’écolière noircis lorsque j’avais dix ans à peine, du très loin d’un internat où j’apprivoisais ma solitude et cherchais à occuper un espace où ma place ne semblait pas naturelle.
C’est donc en sortant du cadre un peu rigide de l’histoire officielle, en l’abordant par la marge, que je pourrai peut-être vous dire pourquoi j’écris, comment j’écris, ce que j’écris et qui sont, hors mes propres douleurs de vivre, les éléments fondateurs de cette écriture-là.
J’ai l’habitude de dire « J’écris comme je vis et je vis comme j’éprouve ». Ce n’est pas une ligne de conduite, encore moins une phrase à clefs. Cela résume simplement le besoin absolu d’écrire car c’est ma respiration, la liberté de le faire et le lien indéfectible entre ce besoin, cette liberté et les sentiments qui me guident et m’attachent aux autres.
Mon écriture est l’expression du sentiment amoureux toujours revisité, réinterrogé, réinvesti au fil des années qui n’épargnent rien ni personne. C’est ma place dans cette vie, jamais acquise, toujours à défendre car elle ne va pas de soi, que je questionne dans mes écrits.
Amour de l’Autre, des autres, de tout ce qui vit et ressent, des valeurs humanistes, des luttes pour les préserver, de ma terre, de mon enracinement. Amour des mots, des musiques qu’ils composent, du souvenir de l’amour parfois, ou de la quête du prochain, du meilleur à venir.
Ce qui m’intéresse, c’est comment se tissent et se dénouent les liens, comment ils durent ou se vivent dans l’instant, pourquoi on aime et pourquoi on sait si mal le vivre.
Comment j’écris ? Comme j’aime, de façon impulsive et souvent douloureuse. Une image, un son, une voix, une nuit ou un petit matin, peuvent déclencher l’écriture toujours manuscrite. J’accumule, comme à dix ans, des prises de notes, des humeurs, des émotions, dans un gros cahier puis je réécris à l’ordinateur en corrigeant, organisant, restructurant le récit.
Ce que j’espère des lecteurs ? Qu’ils se laissent porter par mes petites musiques, qu’ils ne cherchent rien d’autre que leur propre émotion en oubliant qu’il y a un auteur derrière cette émotion. Et s’ils ont l’impression qu’ils auraient pu écrire ce texte, s’ils sont en terre connue dans mes histoires, c’est alors le bonheur assuré !

Mes auteurs de référence se nomment Duras, Camus, Kafka, Tournier…. Et tant d’autres moins connus, contemporains et/ou proches de mon quotidien.
Je ne lis pas quand j’écris et j’écris souvent à présent que le temps m’est donné de le faire. Entre deux romans, je lis les productions des auteurs et souvent amis insulaires.
S’il faut enfin pécher par manque d’humilité en rapportant des citations à propos de mes textes, je les emprunterai à ceux qui ont préfacé mes deux derniers ouvrages.

Alain Giuseppelli pour La Vie En Négatif : « …Style charnel, impudique parfois. Phrases qui s’étirent en de longues mélopées, bercent le lecteur, se retirent comme l’amour donné et puis soudain repris. Ici, une phrase se termine en vers alexandrin et fait chavirer l’âme, là le rythme s’accélère dans le tumulte assourdissant des sentiments. La Vie… est une œuvre douloureuse, elle nous questionne sur les termes du rapport amoureux ainsi que sur le lien dialectique entre l’amour et l’écriture. »
Xavier Casanova pour L’Intemporelle (à paraître début octobre aux Editions A Fior Di Carta) : « Jusqu’où et comment conserver la force primordiale surgie jadis, à des âges où se vivent dans toute leur intensité les révélations brutales, prégnantes et décisives ? Les deux facettes du « don absolu » dont parle Breton dans L’amour Fou. Don de soi. A un autre. A une cause. Avec la force de l’élan mystique, tant ce don semble porté par des puissances qui nous dépassent : le désir et le destin. Pas le désir tiède accoutumé à tout positiver en destin fade. L’incandescence. Ce qui porte les pas et propulse la voix au loin, à bonne distance des conventions ordinaires. Don de soi corps et âme, dit-on. Mais le corps soupèse les corps et l’âme les âmes. Comment alors apaiser la chair sans blesser l’esprit ? Sans dissonance entre pulsions et convictions … »
Bibliographie :
A paraître en octobre :L’Intemporelle. suivi de L’Oubli. (A Fior Di Carta Editions, 2017.)
La Vie en Négatif. (Roman) (A Fior Di Carta, Avril 2016)
La Photo Couleur Sépia. (Roman) (Les Editions du Net, Mai 2016)
Le Portrait Blanc. (Roman) (Mon Petit Editeur, 2014)
Participation à des ouvrages collectifs :
« La vie en négatif » (extrait) in Tarra d’Accolta , a corsican bookmob. A Fior Di Carta, 2015.
« La Photo Couleur Sépia. » (Nouvelle) in Renaissances, Souffle Court Editions, 2015. (sélectionnée au concours de nouvelles 2014 de Souffle Court Editions).
« Fragments » (nouvelle) in Il Faisait Presque Noir, Souffle Court Editions, 2016.
(sélectionnée au concours de nouvelles 2015 de Souffle Court Editions.)

Ci-dessous, Jean Dominique Beretti, Jacques Fusina et Francis Beretti
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Gilles Santucci, auteur de Le rideau
Gilles Santucci actuellement retraité de l’enseignement supérieur, est originaire de Corscia.
Le livre Le rideau est le récit d’un rideau qui, par un moyen inédit va pouvoir visiter la terre et transcendant sa condition va devenir au fil de ses aventures de plus en plus humain?
Il va faire un périple qui le mènera à constater l’état de la planète.
Sa révolte sera accompagnée d’une enquête policière.
Il ne manquera pas de critiquer notre société qu’il voudrait plus responsable.
Cette histoire peut intéresser les enfants âgés de plus de 10 ans.
On peut le joindre sur Facebook ou par mail à l’adresse suivante : santuccigilles49@gmail.com.
 
 
et Dumè Antoni
Dumè Antoni
BIO SOMMAIRE
Dumè ANTONI est né en 1953, en Corse, où il vit à l’année. Il a commencé par exercer la profession de musicien, jusqu’à l’âge de 29 ans. Après quoi, marié et père de famille, il a changé d’orientation professionnelle, repris ses études et est devenu ingénieur.
Aujourd’hui à la retraite, il partage son temps entre des missions d’ingénierie et l’écriture. Il est l’auteur de deux romans de SF (le premier – Le Sarcophage des Dieux – paru aux éditions Atria(1), en mars 2015, et le second – Le Chaos sans visage – aux éditions Rivière Blanche (2), en février 2017). Un troisième roman, de type fantastique, sortira, en 2018, aux éditions Rivière Blanche sous le titre « L’univers de Cheyanne ». Il est également l’auteur d’un essai autobiographique sur le Zen, qu’il pratique depuis de nombreuses années, qui paraîtra en 2018 aux éditions Almora (3 )sous le titre « Expérience zen ».
1 Cette maison d’édition a aujourd’hui disparu (dépôt de bilan en septembre 2015)
2 http://www.riviereblanche.com/
3 http://www.almora.fr/accueil.php
 
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La parole aux lecteurs, relativement à ce roman :
« Avec ce second roman, Dumè Antoni se surpasse encore et ne cesse de m’étonner, comment peut-il établir de tels scénarios ? le livre est complexe, déroutant pour une pLa parole aux lecteurs :rofane, mais il est captivant et très bien écrit. »

« Dumè est sans doute bien barré, pour écrire ça ; mais c’est sans doute la marque des véritables écrivains (que j’oppose aux écriveurs)…) En conclusion, c’est un excellent bouquin, qui vous donne une extraordinaire/originale définition de ce qu’on peut sans doute appeler… « l’âme humaine » »

 
 
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avec Marianghjula Antonetti Orsoni, poète,  Ghjuvan Santu Bartoli
qui travaille au secteur langue corse de la Mairie de Bastia
L’animation musicale était assurée par l’association Jazz Equinoxe

Pour l’occasion Régis Mannarini , jeune artiste compositeur, nous a proposé des airs traditionnels ou plus contemporains ainsi que certaines de ses créations. Beaucoup de talent !

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Première Table ronde
animée par Anne-Marie Sammarcelli, enseignante, chroniqueuse Musanostra
animatrice langue corse

Le sujet en a été Bastia ! In lingua corsa

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avec 3 auteurs :
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Loulou Schiavo
Jean-Raphael Cervoni
Joseph Turchini
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et la visite d’Hubert Lenziani

Ghjiseppu Turchini, Jean Raphaël Cervoni è Loulou Schiavo éranu i nostri trè invitati intornu à u tavulinu nanta u tèma di a Cità di Bastia . In stu spaziu simbolicu di u Licéu Jean Nicoli , Musanostra ha vulsutu rende un’ ummagiu à i nostri lochi, induv’ ellu éra natu l’associu , à qualchi passi , piazza d’ u mercà .Per vantà u « spiritu bastiacciu » ,  a famosa  « macagna », Ghjiseppu è Louis annu contu stalvatoghjii, ricordi persunnali ; è Jean Raphaël, per contu soiu, ci hà parlatu di i carughji, di i so nommi, di l’architettura ; in fine fù una stonda simpatica  , prova chi a questionne di l’uralità è di a memoria só sempre è forse piu che mai d’attualità indè i nostri appuntamenti culturali .
AM Sammarcelli
 
 
 
 
 
 

Deuxième table ronde

 
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Table ronde animée par M. Kévin Petroni

 
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Table ronde « Un art de la guerre corse ?   » et « L’histoire n’avoue rien  »

 

 

 
 
Marie-Paule Dolovici Simonetti
Je suis née en 1969, mariée, deux enfants, professeur des écoles et colleuse professionnelle de gommettes. Quelques lubies, la danse et la procrastination agrémentent mon temps libre. En dehors de ces quelques activités, l’histoire et les histoires s’enchevêtrent dans mon cerveau régulièrement en surchauffe.
J’ai ainsi commis deux œuvres :
  Ribella, aux éditions Fior di Carta, petit recueil de nouvelles éclectiques, mais dont le fond reflète la crainte de la solitude, la peur de l’abandon et l’éternelle recherche de l’autre et son corollaire, la recherche de soi-même. (2012)
Pasquale Paoli et la fille de l’aube : premier volet d’un roman historique qui en comportera trois, il mêle l’Histoire (enfin de ce qui est connu) et le fictionnel (du moins, je réinvente l’inconnu). J’ai voulu donner un peu d’humanité à Paoli, à qui l’on a si longtemps dénié toute faiblesse humaine, toute passion hormis celui de son sacrifice à l’État. Sa vie intime nous paraît inexistante ou totalement ignorée, peut être cachée. Je l’ai donc affublé d’une jeune femme, parfaitement incontrôlable, qui le soutiendra et l’aimera. Nous suivrons ainsi la période héroïque du Généralat de Paoli à travers le regard d’Anna, de son avènement jusqu’à sa chute…
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Marie-Paule Dolovici Simonetti et Hervé Cheuzeville
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Jacques Fusina 

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Jean-Claude Rogliano

 

Stand des éditions Eolienne
Éolienne
La maison d’édition bastiaise s’est appelée dans un premier temps éditions À hélice et, sous forme associative et grâce à une large souscription auprès des amis et de la famille des fondateurs, parvint à (presque) réunir les fonds nécessaires à la publication d’un premier ouvrage : Janus, une nouvelle de Nathalie Kuperman, début 1993. Avec une grande attention à la forme, puisque chacun des 999 exemplaires était doté, en couverture, d’une illustration originale réalisée par trois sœurs : Isabelle, Claire et Anne Duval.
Les ventes du premier ouvrage, dopées par le rapide succès d’estime de Nathalie Kuperman avec Janus et d’autres livres qui suivirent (des romans notamment) permirent de publier un second, puis un troisième livre,… ainsi de suite jusqu’à aujourd’hui, avec un catalogue de bientôt 120 titres publiés depuis.
Même si les interventions manuelles (sérigraphies, découpes, rehauts de gouache ou d’aquarelle) ont progressivement disparu, une attention particulière à l’adéquation entre le fonds et la présentation du livre est restée. Avec quasiment toujours un papier de création comme couverture, des cahiers cousus, des rabats. La maison gardant à l’esprit une certaine expérimentation de l’objet livre, avec divers livres avant-gardistes, notamment sur la ponctuation ou la poésie visuelle (Xavier Dandoy de Casabianca).
Progressivement, un travail de fond sur quelques auteurs majeurs du XXe siècle se met en place : René Daumal, Luc Dietrich, Lanza del Vasto ou Norge voient nombre de livres épuisés ou inédits (re)paraître. Ou encore l’iconoclaste Charles Duits, dont Éolienne publie son inédit et inclassable expérimentation : La Seule Femme vraiment noire.
Une nouvelle collection, « La Bibliothèque de l’homme rusé », propose un éveil à l’enseignement spirituel du maître caucasien G.I. Gurdjieff (Michel de Salzmann, Tcheslaw Tchechovitch, Didier Mouturat), en complément du travail déjà effectué sur le sujet, avec la réédition du livre de René Zuber, puis l’édition de celui de Henri Tracol (La vraie question demeure).
Par ailleurs, les éditions Éoliennes sont présentes dans le domaine de l’art contemporain, avec des livres de La Monte Young et d’autres sur Marcel Duchamp (John Cage, Marc Dachy) ou Giuseppe Penone (Jean-Louis Vincendeau).
Plus récemment, des écrivains tels que Hubert Haddad, Gao Xingjian (prix Nobel de littérature 2000) ou Frédéric Richaud nous confient des textes.

Enfin, les éditions Éoliennes sont installées à Bastia depuis 2009. Après la réédition de Intornu à l’essezza et d’un Abécédaire / A santacroci de Rinatu Coti, elles ont publié cinq livres pour enfants en langue corse, le sixième, A Scola di i casi addisperati (Michèle Corrotti) paraissant cet hiver. Sans oublier le très bon départ de l’œuvre de Sylvana Perigot, avec son 3 balles perdues.

Art (et photographie), sciences humaines, spiritualités, poésie… les livres ont pris leur chemin.
Les projets se développent désormais avec d’autres institutions (l’université de Corse, l’ADECEC, les éditions allemandes Solivagus ou slovènes Lud Literatura…). Et un coup de main est volontiers donné pour soutenir des artistes insulaires, comme Céline Lorenzi, Lætitia Carlotti ou Maddalena Rodriguez-Antoniotti.

La revue Kôan
Après un certain nombre de tentatives, les éditions ont lancé une nouvelle revue : Kôan. Initialement annuelle et transdisciplinaire, elle s’articule désormais autour de l’attitude poétique, en relation, ou non, avec une expérience spirituelle, sur des thèmes comme l’inifini, la métamorphose, la grâce ou l’île/l’insularité. Les chevilles ouvrières se nommant Marianne Costa, Thierry Fournier, Cécile Belleyme, Jean-Louis vincendeau, Constance Chlore et Stefanu Cesari. Confirmant l’axe fondateur d’Éolienne, dite aussi éditions éoliennes, une maison animée par le vent (l’esprit). La revue Kôan et la revue Fabula, dirigée par Claire Cecchini, fusionnent leurs aspirations et publient prochainement un numéro 5 commun.
Un travail de fond avec Augustin Berque
Après Le Lien au lieu, présentant le résultat des deux années de la chaire de mésologie à l’Université de Corse, Éolienne a poursuivi un travail éditorial sur cet auteur, en rééditant tout d’abord La Pensée paysagère, qui connaît une belle renaissance, et tout récemment en publiant son nouveau livre destiné particulièrement à une nouvelle génération de lecteurs : Là, sur les bords de l’Yvette, sous-titré Dialogues mésologiques. Un quatrième titre, Glossaire de mésologie, se prépare.

https://assomusanostra.wordpress.com/2017/08/20/de-ce-que-les-hommes-batissent-et-de-ce-quils-habitent/

Un site web
Rendez-vous sur le site des éditions : http://www.editionseoliennes.fr. On peut commander dans toute bonne librairie l’ensemble du catalogue (même si beaucoup de titres sont épuisés) et les obtenir en quelques jours seulement s’ils ne sont pas en rayon. Il est également possible de passer au local de la maison d’édition, à la Citadelle de Bastia (téléphoner avant au 04 95 31 74 66).

 
Présentation des livres de  Ghjacumina Geronimi  illustrés par  Antea Perquis Ferrandi
 
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et le joli livre de Jacqueline Guerrini qui donne à réfléchir aussi et aide à grandir
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Parmi les auteurs signalons la présence de Lucia Santucci, de Marianghjula Orsoni Antonetti, de Xavier Casanova qui apporte quelques informations sur lui ci dessous
ADDENDUM
Ce qui est attendu, ce n’esP1180879t pas que j’étale mes états de services. Préfère-t-on mes états d’âme ? Ah ! Dans quel projet ou quelle fiction cherche-t-on donc à me projeter ? Une fois de plus, me voilà dans l’obligation de puiser moi-même dans les conventions sociales flottant dans l’air du temps, celles qui me semblent avoir de bonnes chances de s’assortir à la demande vague qui m’est faite. Désormais, je sais tout juste – ou, plutôt, je subodore – que l’on attend un texte plutôt qu’une liste, une histoire plutôt qu’un inventaire, une inspiration plutôt qu’une inspection, des émotions vivantes plutôt que des théories glacées… En somme, un héros plutôt qu’un candidat. Pas de souci, j’en ai un : Sumerucciu di Corsica, le pivot central de mon « Esquisse d’une théorie de l’interprétation des socioglyphes de Corse », précédé de ce « Codex Corsicæ » où je livre, à ma façon, les clefs de l’exégèse. C’est depuis 2005 au catalogue d’Albiana.
Socioglyphes. – Dans l’Occident baroque de la Contre Réforme, des précurseurs du crowdfunding, d’obédience franciscaine, écument les paroisses, lèvent des fonds destinés au rachat des captifs, dressent le catalogue des belles âmes rendues par leurs œuvres à la chrétienté, et en font des ouvrages de librairie. Un jeune Corse, destiné à servir dans la garde papale, entrera dans ce catalogue. – Le texte ne donne nulle part la définition de « socioglyphe », laissant le lecteur se former la sienne, s’il lui plaît d’expliciter ce néologisme. – Peut-être est-il bon de le faire lorsqu’il est question de dresser d’autres catalogues…
J’espérais quelques retours de cet ouvrage – « chronique d’une Corse “surréelle“ », selon Véronique Emmanuelli – qui m’eussent permis de poursuivre par d’autres publications. Dans cette éventualité, je me suis mis à imaginer un catalogue d’œuvres inexistantes. Pour certaines, j’ai conçu leur couverture. Pour d’autre, leur critique, ou quelques bonnes feuilles, jusqu’à l’inclusion d’extraits dans un recueil de morceaux choisis, accompagné de commentaires raisonnés. C’est cet ensemble de bouts d’essais assez disparates qui a été réuni, dix ans après le « Codex Corsicæ », dans les « Analecta Corsicæ », cette fois publiés par À Fior di Carta.
Analecta. – Parmi les synonymes de « morceaux choisis », j’ai retenu le plus désuet et en même temps le plus parlant. Plutôt que des morceaux choisis, les analectes réunissent des chutes, des oublis, des restes… Des bribes qui sont à la littérature ce que sont au commerce de détail les « tombés du camion ». Des détournements. Un véritable auteur concentre toute son énergie à faire tenir debout un texte d’une ampleur significative. Suis-je un véritable auteur ? Pas vraiment. Je me perçois davantage en spécialiste de la mise en livre, un art que j’ai exercé en mettant en livre, en codex, mes propres textes épars, faute d’être suffisamment sollicité pour mettre en livre les œuvres des autres, à quelques rares exceptions près, toutes publiées par À Fior di Carta, le plus rural des éditeurs corses :
– Collectif, Tarra d’Accolta : a corsican bookmob
– Marie-Paule Dolovici, Ribella (nouvelle édition)
– Antoine Ciosi, A stella di Musè Namani : l’étoile de Moïse Namani.
– Dominique Piferini, L’intemporelle suivi de L’oubli (à paraître)
Mais, sait-on jamais… La littérature s’anime par les deux bouts, d’un côté l’inclusion des textes dans des formes éditoriales aussi parlantes ou surprenantes que possible ; d’autre part, l’inclusion des œuvres et de leurs auteurs dans un discours social où se cultive inlassablement la multiplicité des raisons de lire. Deux opiniâtretés nécessaires.
Xavier Casanova, Ghisonaccia, 4 oct. 2017

Nous avons également rencontré ce jour là Nicolas JB Pinelli : il est installé à Ajaccio et travaille comme chercheur scientifique indépendant, artiste auteur et peintre-sculpteur. Ce livre qui est un recueil de photographies nous montre que l’art est omniprésent, en particulier en Corse et qu’il n’existe pas seulement dans les galeries, les musées ou les festivals. Pour cela il suffit de s’arrêter en chemin et de s’imprégner de l’environnement rural ou urbain pour y découvrir de nombreuses œuvres d’art parmi les rochers, sur les monuments, dans les forêts, les rivières ou les nuages, etc. Entre 2015 et 2016, l’auteur a sélectionné plus de 200 clichés photographiques de visages presque réels et d’animaux étranges qui semblent nous raconter leur histoire ou celle d’un passé immuable. Au cours de ses explorations naturalistes l’auteur a rencontré quelques personnes qui lui ont relatées des faits et des légendes en rapport avec les lieux visités. Curieusement ses observations et ses ressentis correspondaient à ces témoignages, ce qui a motivé certains des titres pour les photographies. C’est son premier ouvrage comme auto-éditeur indépendant, entièrement financé et diffusé par ses propres économies, l’auteur n’a pas d’activité salariée complémentaire et n’est soutenu par aucune institution ou organisation scientifique, artistique ou littéraire. C’est la raison pour laquelle la vente de ce livre permettrait au chercheur indépendant d’envisager de nouveaux projets de recherche scientifique. Il s’agirait de démontrer prochainement l’utilité d’une méthode innovante en sciences cognitives qu’il a créée et développée depuis 2013 pour aider les personnes souffrant d’obésité et de la maladie d’Alzheimer. Affaire à suivre… »

© Nicolas J.B. PINELLI 2017

 
Suite à un problème technique, nous avons perdu tout un pan des images et interviews liés aux auteurs et éditeurs présents ; heureusement que Télé Paese était là et que vous pouvez découvrir les divers stands non évoqués
avec stand de U cursinu, la librairie Papi…
http://www.telepaese.corsica/breves/article/primu-salone-di-u-libru-bastia-au-lycee-jean-nicoli