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Articles chroniques Rencontre Revue numérique

Milena Agus, Battement d’ailes, éditions Liana Levi, 155 pages.Roman

par Nathalie Malpelli « Sans magie, la vie a un goût d’épouvante ». Si Milena Agus nous avait ravi avec Mal de Pierres paru en 2007, il faut dire qu’avec Battement d’ailes elle nous enthousiasme. La candeur de son écriture, la simplicité apparente de son style et surtout ses tournures crues et violentes font le …

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Agenda Littérature corse récit de vie Rencontre Revue Revue numérique

Agenda du début de 2019 : Rencontres, conférences, dédicaces…

          

12 janvier, 17h, Musée de Bastia

Samedi 12 à 17H, Musée de Bastia, Auditorium, conférence de Jean-Guy Talamoni à l’occasion de la parution de son essai Le Républicanisme corse (Albiana )  . Entrée libre, librairie sur place , dédicaces, apéritif.

Rendez-vous MUSANOSTRA AVEC DATES, HORAIRES, LIEUX…

Samedi 12 janvier ,à 17H au Musée de Bastia : conférence/dédicaces de Jean-Guy Talamoni, suivi d’un apéritif 

19-01,16H30, à AL Oenothèque Bastia (rue Notre Dame de Lourdes), dédicaces auteurs de Corses de la diaspora , en présence du responsable de l’association Corsica Diaspora, dont le président était Edmond Simeoni !

Mardi 05-02, à 14h30, salle des congrès, théâtre de Bastia, rencontre avec l’écrivain Simonetta Greggio au Festival du Film italien de Bastia, avec la participation de Jean-Noël Pancrazi

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2018 : 3e rencontre au Musée de la Corse avec Jérôme Ferrari- Mercredi 14 novembre ,

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Compte rendu Jérôme Ferrari

Jérôme Ferrari, dernier invité le 14 novembre du cycle de conférences littéraires « Voyages, exils et identités »  organisé au Musée de la Corse par la médiation culturelle, en partenariat avec notre association, MusaNostra, a abordé le thème frontalement : il a tout simplement raconté sa vie. Une vie d’exil, de voyages et de recherches autour de l’identité corse. Un sujet donc fait pour lui et un joli moyen pour nous de revisiter ses personnages et ses intrigues romanesques, assis, groupés dans la salle confortable du Musée, progressivement assombrie par la nuit. Et comme, le 14 novembre, il y a longtemps que les touristes sont partis, on a eu l’impression de recevoir ses confidences.

Né et « élevé » à Vitry-sur-Seine, une banlieue de l’est parisien, la Corse a longtemps été le lieu de toutes ses vacances, comme il nous le précise pour expliquer qu’il n’avait qu’une envie :  y vivre. Ce qu’il fait une fois ses études terminées.
Cet exil imaginaire, en rien comparable au drame des émigrés, forge un sentiment identitaire qu’il explore dès son arrivée à Porto-Vecchio. Jeune professeur de philosophie, il s’engage dans les mouvements nationalistes au milieu des années 80, au moment où le rêve se fissure de toutes parts. Les bandits d’honneur et les vierges effarouchées n’existent que dans les livres et les hivers à Porto-Vecchio sont longs. La Corse fantasmée a du plomb dans l’aile. Le voilà donc qui saute sur la première occasion pour aller enseigner ailleurs. Ce sera l’Algérie, un pays dont il n’attend rien et qui du coup lui donne tout. L’Algérie lui ouvre les yeux sur la réalité post-coloniale et vues de l’autre côté de la Méditerranée, les revendications identitaires insulaires lui paraissent bien nombrilistes.

Pourtant, Jérôme se sent corse. Il aime la langue qu’il a apprise en écoutant les chansons des Muvrini  dans sa chambre d’ado. Traducteur en français des livres de son compagnon des premières années à Porto Vecchio, Marc Biancarelli , il ne dessine pas d’avenir radieux pour notre île, souhaiterait plus de choses concrètes et moins de symbolique, car l’apparition du symbole signe la mort de la tradition vécue dans le présent.

Quand quelqu’un dans le public lui dit qu’il pourrait être le Houellebecq corse, la comparaison l’amuse. Ferrari, le désenchanté ? Oui, son œuvre l’atteste…

S. Cagninacci